I. (deuxième partie) q
trouve les détails suivants
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était convenu avec le zimam. Celui-ci ouvrit aussitôt la porte, et le sultan entra avec ses compagnons de voyage. Il séjournèrent dans ce château, le mardi, le mercredi et le jeudi, vingt-unième jour du mois de Schaban. Personne, à l’exception du zimam , ne savait l’arrivée du sultan. Ce prince prenait plaisir à voir les émirs faire courir leurs chevaux. Lorsque le jeudi, suivant l’usage, on présenta un cheval à Melik-Said, Yémir-akhor en amena un autre pour le sultan. Au moment où Melik-Said sortait du palais pour monter à cheval, il aperçut le sultan qui venait à lui. Saisi de respect, il s’empressa de baiser la terre. Le sultan monta à cheval, et sortit à l’improviste. Il faisait alors un temps sombre. Les émirs, mécontens de ces procédés insolites, portèrent la main à la garde de leurs épées, et vinrent observer de près le visage du sultan. Ce prince séjourna au château le reste du jeudi, et le vendredi. Le samedi, il joua à la paume. Le dimanche, il se rendit à Misr (Fostat), où il vit lancer à l’eau des galères iiyDI. Après cjuoi, montant sur des barques (Jjjj î^a. , il retourna au château. La nuit du lundi, vingtcinquième jour du mois de Schaban, il partit du château, sur les chevaux de la poste jj^JI, et regagna son campement de Kharbat-allosous 'Ùjâ.. Voilà
l^pag. 64) : ^»L4f Aâdà. çL»j « Le zimam de l’imam, du khalife, vit en songe.»
Et plus bas (Ib.) : ^»LoJ>Jt «Le zimam se mit à rire. » Ce que dit Abou’lmahâsen , relative-
ment au mot j b fL) , ne me paraît pas devoir être admis; et je crois que dans cette expression, le terme j b n’est point le mot persan, mais le mot arabe qui désigne un palais. On peut, je pense, supposer avec assez de vraisemblance, que le mot ,»bj qui signifie frein , bride, a signifié par extension, celui qui tient les rênes , un directeur. On lit dans le Mesalek-alabsar (m. ar. 1372, f. 87 v°) :
Lobj Jjj» j 8-Ls. ^5. j b Loi ,La « Il était, pour son peuple, un imam, un guide dans les
« affaires sérieuses comme dans celles qui étaient frivoles. » Dans le Yétimah (man. 1870, f. 365 r°) : L^obj . . . ^ « 11 fut son guide. » Dans d’autres contrées que l’Égypte , le terme désigne une branche d’administration. On lit dans les Voyages d’Ebn-Batoutah (manuscrit, fol. i34 r°) : Üo^C^dl UJ! I « Ils étaient douze mille employés dans l’administration mi-
.. litaire. » Imad-eddin-Isfahâni ( Histoire des Seldjoucides , fol. 53 r°), indique ^1^0 w-v^Lo ■.bp! «Le chef du bureau du zimarn. » Dans un ouvrage de Masoudi, ce mot est plusieurs fois au
pluriel. O11 y lit (Tenbih , man. de Saint-Germ., 337, f°k 190 v°) : pjlse'Mj «bj^l Plus loin
(ib.) : Hj^l j3 1 «Il confirma Rebi dans la charge de chef des bureaux des
« zimam. » Et enfin (ibid.) : ÜUj'iM y> jJi « Il mit Mousa à la tête du bureau des zimam. ><
De là s’est formé le terme ^>Loj qui désigne celui qui est employé a des fondions de ce genre. Dans les voyages d’Ebn-Batoutah le mot est rendu par I ou (f. 90 r° et 1 14 ?")■
On y lit : ,*» j