VI. — y)BEET OWEN
industriel, je m'étais éclairé, dans une très large mesure, expérimentalement j sur la question desavoir comment les populations pouvaient être instruites, occupées, de manière à les rendre bonnes, intelligentes, heureuses. J'avais découvert qu'en agissant sur un principe évident de la nature humaine, on pouvait pratiquement aboutir^ avec la certitude d'une loi de la nature, à rendre finalement la race humaine bonne, sage, heureuse. Et ayant cette conGance profondément imprimée dans l'esprit, j*étais conduit, à rencontre des préjugés et des erreurs d'éducation de la population du monde, à accomplir, 'sans autre limite que celles de ma vie, tous les efforts que je pourrais faire dans la mesure de mes moyens, pour réaliser ce grand changement dans les principes et la pratique de la race humaine (1) ».
Dans ces passages, non seulement Owen expose le plan de la vaste entreprise réformatrice qui va donner de Punité à sa grande vie, mais il a conscience, souvent avec une extraordinaire netteté, des fondements psychologiques, moraux, économiques, juridiques, des doctrines sociales qu'il oppose aux modernes économistes, et c'est dans les profondeurs de la psychologie, ou mieux^ de l'éthologie, qu'il faut chercher les racines de cette opposition. >N
Le lien des conceptions psycho-sociologiques d'Owen et du Socialisme est dès lors très aisé à saisir.
La création du mot socialisme et sa définition ont été revendiquées publiquement par Owen, en 1841, dans un débat important avec un certain John Brindley aujourd'hui oublié, et qui avait précisément l'objet suivant : Qu'est-ce que le socialisme et quels seraient ses effets
<1) Owen, Autobiography, l, 130.
Denis II. 26