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fiMrte fvelasMiiéetla «loraliié 4e toute iapopuklioiide New Lanark s'étaient d^jà améliorées soue rexoellente 4idjiMBistratioii de M« Dale. Cepeadant, il restait beauconp Aiaire eacore. Les enfants étaient livrés f^ar les ^dtniaistratioos des pauvres dès six ans, et à cet &ge leur travail n'était productif qu'au prix de beaucoup de souffrances. Les soÎAS dont on les entourait n'empêchaient .p;as ies «eoidents et les déformationik Beaucoup s'échappaient, ^'autres attendaient impatiemment la fin de leur appreniîssage pour aller s'engloutir dans les grandes villes.
Owen avait été amené à penser depuis longtemps que -deux causes déterminent le caraclère de l'homme : !<> les dispositions naturelles; 2^ les circonstances qui, à partir 4e la naissance* viennent affecter ces dispositions natives. <jt sont ces circonstances qui exercent une influence déoisive sur le caractère. Entouré de conditions favorables au développement de la vertu, les hommes deviendr^^it •à peu près universellement vertueux : s'ils sont au coti- «traire dans un milieu défavorable, ils deviendront non moins certainement vicieux.
C'est pour cela qu'il s'appliqua à résoudre, à New Laïiark, le grand problème de la réformation morale. Son jpremier soin fut d'écarter les tentations au vice, et avant tout à l'intempérance. C'est au moment où Tivrogne subissait les effets de ses excès qu'il s'appliquait à le convaincre de sa folie, et cette action fut salutaire. Le docteur Mac Nab dit que les liqueurs se vendaient 25 0/0 moins cher à New Lanark qu'ailleurs, mais les cabarets se fermèrent peu à peu ; pendant plus d'un an on ne constata pas m^^me un cas d'ivrognerie à New Lanark. On enseignait aux femmes à rendre leurs demeures plus confortables et à diminuer par là che£ les maris les attractions des cabarets ; on leur enseignait la cuisine^ de
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manière à rendre la nourriture plus appétissante et plus économique. Owen s'appliqua à soustraire l'ouvrier à l'exploitation des commerçants de détail. Il procura toutes les marchandises de la meilleure qualité au prix du gros^ augmenté seulement des frais de gestion de ces magasins. Plus tard il préleva une légère taxe pour en appliquer tout le produit à Téducation ; et bien que ces rais d'éducation s'élevassent alors à 700 i, les marchandises se vendaient encore beaucoup moins cher (25 0/0) que dans les boutiques de détail. C*est de ce germe que le mouvement coopératif est sorti. C'est r institution du patronage éclairé qui a précédé les institutions coopéra-' tives autonomes.
Le vol avait longtemps régné dans la fabrique. Owen adopta des moyens de découvrir les coupables, mais il ne les soumettait à aucune répression légale : ils ne subissaient que les condamnations de Topinion. Il avait adopté un moniteur silencieux^ silent moniior, consistant en petits blocs de bois quadrangulaires, dont les faces étaient de couleurs différentes et indi* quaient quatre degrés de moralité : le noir correspondait à mauvais, le bleu à indifférent j le jaune à bon, le blanc à excellent. Ces blocs étaient placés au-dessus de la tète de tous les ouvriers dans la fabrique. Des registres recueillaient les indications sur la conduite de chacun. L'évolution s'accomplissait par degré, du noir au blanc. Le préposé à chacune des grandes divisions de l'établissement plaçait chaque jour ces moniteurs silencieux, et le chef de rétablissement faisait de même pour les préposés. Cette discipline morale correspond, elle aussi, à une phase de l'évolution industrielle, le patronage accepté.
Owen se heurtait cependant à de l'opposition, même à la méfiance des ouvriers, mais elle se dissipa dans une