‹ Histoire des temps modernesChapitre 202 sur 311 · PAIX DE RYSWICK (1697) ET D’UTRECUT · texte numérisé non relu

PAIX DE RYSWICK (1697) ET D’UTRECUT

Charles II et Jacques II (1660-1688). — Guerre de la ligue d’Augsbourg

Cluirle» Il et Jaeqae* Il (flCM*-i«M).

La réponse des puissances protestantes à la révocation de l’édit de Nantes fut la révolution d’Angleterre, qui précipita du trône le catholique Jacques II et y fit monter le calviniste Guillaume III.

Louis avait compris qu’il n’aurait rien à craindre de l’inimitié de l’Europe, tant qu’il conserverait l’alliance de l’Angleterre. Là, en effet, était le secret de sa force, parce qu’il n’était plus, dans ce cas, obligé de la diviser, d’en porter moitié sur l’Océan et moitié sur je continent. Aussi n’avait-il rien épargné pour s’attacher iéharles II, fils de Charles I", décapité à Londres en 1649, après la mort de Cromwell avait été en 1660 rappelé sur ll^i^ne sans condition.

On crut d’abord que ce prince frivole et débauché avait rapporté quelque expérience de l’exil. Dans les premières années, grâce aux conseils de Clarendon, son chancelier, H* parut bien vouloir consolider la prédominance de la couronne, mais en laissant le parlement jouir de ses anciens privilèges, et il resta fidèle au protestantisiçe dç l’Église anglicane, sans dévier à droite ni à gauche, verdies catholiques ou vers les presbytériens. S’il avait vendu à Loui^XIV, en 1662, Dunkerque et Mardick, ces précieuses conquêtes de Cromwell, il

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