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ai dépêché 98 ; » ceux qu’il ne pendait pas, il les faisait vendre aux colonies comme esclaves. Jacques, pour récompenser tant de zèle, fit de ce boucher un grand chancelier d’Angleterre.
Une partie de l’aristocratie et le clergé anglais auraient pardonné aux Stuarts leur despotisme, car ces de ux classes se souvenaient de ce qu’elles avaient souffert dans la révolution de 1648; mais elles ne pouvaient tolérer les tendances ouvertement catholiques de Jacques II. Pour le clergé anglais, si richement doté par la réforme, le rétablissement du culte romain était la ruine ; l’aristocratie de son côté craignait de perdre les immenses domaines qu’elle avait acquis à la suppression des couvents; beaucoup de ses membres voulaient d’ailleurs la pratique sincère du gouvernement constitutionnel, favorable à leur influence, favorable aussi aux grands intérêts du pays.
Pour lutter victorieusement contre d’aussi puissants intérêts, il aurait fallu un prince extrêmement habile. Jacques II, qui s’était distingué dans sa jeunesse comme amiral, semblait avoir perdu toutes ses qualités. Faible et entêté comme un mulet, disait son frère, il marchait à son but avec un tel aveuglement, que selon un cardinal « il fallait l’excommunier, parce qu'il allait ruiner le peu de catholicisme qui restait en Angleterre. » On le voyait dans un pays protestant ' s’entourer de moines, donner place dans le conseil au jésuite Péters, dispenser les catholiques du serment du fcsl, se faire présenter des adresses avec la formule de l’absolutisme a Dco rex, a rege lex, enfin envoyer en Italie une ambassade solennelle pour réconcilier l’Angleterre avec l’Eglise romaine. Les évêques anglicans réclament, il les fait mettre èa prison. Le primat du royaume, l’archevêque de Canlorbery, est luimême enfermé à la Tour, avec six de ses suffragants.
Ces violences rendaient une révolution inévitable Depuis
<. Sir Willinm Temple disnil à Cliarles II que les calhnliqnes ne formaient pss en Angleterre la centième, en Écosse la deux centième partie de la population. f'oj-, ses m emnii es .
2. « .... Piiritiiins ou anglienns, rèpnblieains ou monarclii.sles, tous s’unirent contre l’ennemi commun. De cette union sortit radieuse et pleine d'ave-