‹ Histoire des temps modernesChapitre 250 sur 311 · CHAPITRE XXVI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXVI

ciiapitrp: xxvi.

PtlSSAiVCE MARITIME ET COLOMALE DE L’ANGLETERRE.

L’Angleteri'e de 1G88 à 17G8. — La Compagnie anglaise des Indes

orieulales.

l/'Angletcrre di • “ V03.

La révolution de 1688 avr’ ’J pour ré.sultats, au dedans, faire revivre les lih ationales, . oit politiques, soit religieuses; au deliors, c. ituer à la Hollande épuisée l’Anglotcne, comme ad versa., e la Fran ce et de Louis XIV. . La guerre- de la ligue d’Ausbo <3t celle de la succession d’Espagne ruinèrent la marine ( ' France et permirent à

sa rivale de saisir le sceptre des • >. La guerre n’est pas,

d’ordinaire , favorable aux libertés publiques ; cependant l^Angleterre affermit les siennes duran cette grande lutte. Le glorieux Guillaume III ne trouvait h l’intérieur que gêne et . contrariété : on le contraignit à rovo)' ,“r sa garde hollandaise; son revenu lui était parcimœiéuseï nout mesuré parles chambres, et pour obtenir quehues smbsides, il était obligé, eu 1694, de déclarer les parlmenls lir’ennaux.' Aussi le voyait-on plus souvent à La Hayecm’i Londres, et on disait qu’il n’était que slathouder en An fîBire'mais qu’il était r«i en Hollande. Il mourut d’une chute de cheval, le 16 mars l'ÿ>2. Sa femme, la reine Marie, l’avait précédé de sept ans au tombeau, et comme il ne laissait pas d’enfants, la seconde fille de [ Jacques II lui succéda. En 1696, il avait fan commencer un hôpital des invalides de la marine à Green' ich, lieu déjà célèbre par l’observatoire que Charles II y avait fondé.

La bonne reine Anne, zélée protestante, avait épousé eu

1683 le prince de Danemsrci, frère de Christian V, üin rut en 1703. Elle eut pour favorite, jusqu’en 1710,1a ’

Chili, duchesse de Malboroujrh, femme du général de . *

et que soncaractère orgueilleux et hautain fildisgrâcie L’événement le plus important de ce règne, à l’intérie ' .

ja réunion de l’Angleterre et de l’Ecosse en un seul Ei' le nom de royaume de la Grande-Bretagne. Il n’j » ' qu’un parlement; l’Écosse y fut représentée par 16 p , ,i,

chambre haute et 45 députés à la chaml i o ;o ",s (l" mai 1707). Mais, au dehors, l’amir t"'’ ...i Gi-

braltar (1704), et Malborough gagnait ^ b d’Hochstedt (1705), de Ramillies (1706), d’C • (1708 et de

Malplaquet (1709)^: sa disgrâce mérité ' rapines, et la révolution' parlementaire de 1710, qu 'Rappela les tories au pouvoir à la place des whigs, représentants de la révolution de 1688, et par conséquent fort animés à la guerre contre la France, amenèrent le traité d’Utrccht (1713)^On a vul/'^ avantages considérables qu’il faisait k l’Angleterre. Uu autre traité, conclu en 1703 par sir Méthuen avec la cour de Lisbonne, eut d’importantes conséquences. Les Portuj;ais s’engageaient à prendre R iijours les produits manufactmés de l’Angleterre, la Grande-Bretagne les vins du Portugal, pour lesquels il ne serait payé à l’entrée que les deux tiers de Co que payaient les vins ie France. Le Portugal devint alors uu marché anglais ; tout l’or du Brésil suflit à peine pour payer les ouvriers de Manchester et de Leeds, et les importations étrangères rendirent impossible le développement du travfâl national.

Il y avait entre le fils de .Jacques II, héritier légitime de la couronne, suivant les droits de la naissance, et le prince qu’un acte’ du parlement appelait au trône. George de Brunswick-^ L^ebourg, arrière-petit fils de Jacques P'’, par la princesse Sophie sa mère, électrice douairière de Hanovre, 57 personnes dont les droits étaient supérieurs k ceux du dernier. Mais George était protestant et violent ennemi de Louis XIV et de la France. C’était un titre suffisant pour les Anglais. II était étranger, mais de tout temps l’.Angleterre s’était accommodée de souverains étrangers. George I" ne savait pas un

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