CHAPITRE XXVI
1 l d’anglais ni un article de la constitution qu’il jura d’obser- \ r; il en fut quitte pour laisser gouverner Robert Walpcle, chef du parti whig, que le nouveau roi rappela au pouvr-'’’. Ce revirement subit et la condamnation de deux chefs d, ‘ories, d’Orinond et Polingbroke, persuadèrent au prête nt Stuart, qu’on appelait le chevalier de Saint-George,
q moment (Hait enu de tenter une restauration. Un m uenl eut li<"i en Écosse (1715). Il y débarqua luimi •’ commeuci ont de l’année suivante; mais la bataille de Sheriffniv duns le comté de Perth, fit tomber ses espérances, et il ff; ■ ni 'i se sauver sous un déguisement. Deux lords furent déra^ a' s, d’autres insurgés pendus on écartelés, mille déportés aux lonies. Ce succès profita à la royauté; Waljwle, voulant accroître un pouvoir dont il était dépositaire, fit déclarer le parlement septennal. Il avait ainsi à renouveler moins souvent ses marchés avec les députés.
George, menacé par le prétendant, et le régent de France, qui l’était par Philippe V, se rapprochèrent. On a vu les effets de cette alliance. Walpole, tombé du pouvoir en 1717, mais qui y revint quatre ans plus tard, pour n’en plus sortir qu’en 1742, se proposa d’évite;- les agitations à l’intérieur et au dehors. Afin de couper court aux premières, il s’effo'rça, de concert avec les minislres.de France, surtout avec Fleury, de conserver l'Europe en paix, et il y réussit, sauf une courte guerre contre l’Espagne, au sujet de la compagnie des Indes, fondée par l’Autriche à Ostende, et qui ne fut marquée que par une vaine tentative des Espagnols contre Gibraltar (1727). Au dedans il acheta la majorité dans le parlement, calma le pays, attacha de plus en plus la masse de la nation aux bienfaits de la révolhtion de 1688 et aux princes qui en 'étaient les représentants, et en même temps lança le commerce anglais dans une voix de prospérité où il ne devait plus s’arrêter.
Lorsque George I" mourut en 1727, son fils George II lui succéda. Us avaient fort mal vécu ensemble. U semblait que le nouveau roi allait tout changer dans le gouvernement, il ne changea rien, car il garda Walpole. Des 'désordres financiers', de scandaleuses dilapidations étalées au grand jonr
par des procès et résultat nécessaire du système corrupteur du premier ministre, signalèrent le commencement de ce règne. Des satires de tout genre attaquèrent Walpole. H bâillonna la presse et astreignit le théâtre à une censure rigoureuse. L’opposition tonna contre lui, le peuple le brûla en effigie; il paya un peu plus cher les votes ministériels et garda sa majorité. Cependant l’esprit public s’éveillait, et la force même qu’il avait développée, l’esprit de négoce le renversa. En 1739, la nation arracha à Walpole la guerre contre l’Espagne, qui refusait d’ouvrir ses colonies au commerce anglais. Cette guerre se fondit en 1742 dans la guerre générale. Walpole ne pouvait plus être ministre de cette politique nouvelle ; il tomba. On l’a appelé le maquignon des consciences, et il se vantait de savoir le tarif de chaque homme. Mais s’il faussa les institutions de son pays, il ne les détruisit point, et, comme sous le fils, aussi bien que sous le père, il fut le roi véritable le pays s’accoutuma très-volontiers à cette formule constitutionnelle : « Le roi règne et ne gouverne pas. »
Cette guerre 'générale, qui renversait Walpole, était celle de la succession d’Autriche. L’Angleterre ne pouvait laisser succomber son ancienne 'alliée, sur le continent. Le successeur de Walpole, lord Carteret, envoya une armée en Allemagne. Le roi voulut la commander lui-même. Comme électeur de Hanovre, il prenait le plus grand intérêt aux affaires d’Allemagne, et cette possession continentale inutile à l’Angleterre gêna souvent sa politique en cette guerre et dans bien d’autres. On a vu que l’expédition faillit tourner à mal, et que George ne se tira d’un fort mauvais pas, à Dettingen, que par la faute d’un de nos généraux. L’Angleterre ne donnait â ‘la guerre continentale qu’une attention distraite ; mais l’amiral Mathews ayant laissé indécise la bataille navale de Toulon, l’opinion publique exigea sa destitution; on n’admettait déjà plus, de l’autre côté du détroit, que l’Angleterre pût ne pas être partout victorieuse sur les mers. La défaite du duc de Cumberland, fils ’de George II, à Fontenoy, le 11 mai 1745, ouvrit les Pays-Bas aux Français, et, la même année, une tentative faite par le prétendant Charles-