CHAPITRE X
TROISIÈME ÉPOQUE DE LA RIVALITE DES MAISONS DE FRANCE ET D’AUTRICHE (lo47-lSS9).
Toute-puissance de Charles-Quint ; cinquième guerre contre la France (1547-1556). — Dernière lutte pour l’indépendance italienne; traité de Cateau-Cambrésis (1559).
Tonte-pniMance de Charlea.Qnlnt. Cln«|nlèiiie gaerre contre la France (ISdf'lSM).
Charles-Quint profita de la mort de François I”' et des embarras de son successeur pour accabler les protestants d’Allemagne, avant que la main de la France pût s’étendre sur eux et les couvrir. Depuis le traité signé à Gadan en Bohême, entre les luthériens et les catholiques (1534), le soulèvement des anabaptistes de Munster (1534) et la guerre de Charles- Quint contre François l*', avaient empêché la lutte d’éclater en Allemagne. Mais le traité de Grespy, en 1544, ayant laissé Charles-Quint libre de tout souci du côté de la France, et une trêve de cinq ans, convenue avec Soliman en 1545, lui ôtant tonte inquiétude du côté des Turcs, il crut le moment venu d’arrêter les progrès des luthériens. Le Brandebourg, la Misnie, la Thuringe et le Palatinat étaient passés depuis peu de temps du côté de la réforme. En 1543, l’archevêque de Cologne abjura à son tour, et prétendit, malgré son abjuration, conserver son électorat et son archevêché. Mais Rome, sous Paul III, avait repris une énergie qui maintenant stimulait celle de l’empereur. Le concile de Trente s’était ouvert (13 déc. 1545) et, dès ses premières sessions, avait irrévocablement rompu avec les protestants. Condamnés canoniquement, ils virent le pape accorder à l’empereur \m secours de