CHAPITRE IL Mt
de réprimer des désordres intérieurs , en tuant un monstre (race bâtarde) qui ravageait les moissons, détruisait les troupeaux et tuait les hommes.
Dans l'expédition des Argonautes, le but s'agrandissait déjà ; car cette guerre avait pour résultat de nettoyer la mer Egée des pirates qui infestaient les côtes de la Grèce ; et elle réunissait des chefs de toutes les nations de ce pays, pour aller détruire des monstres, depuis la Crète, FAsie^Mineure et la Thrace , jusqu'à l'Italie et la Sardaigne.
La réforme de Thésée établissait une organisation plus profonde du pays , une lutte plus di-
recte avec les monstres de l'Hellénie , et ame- 4iait enfin la destruction du dernier reste de prédominance que les Atlantes africains tentaient toujours d'établir sur la Grèce , par la mort du JMinotaure que tua Thésée : il délivrait donc i'Hellénie de son plus ancien ennemi. Cependant «i, comme réformateurpolitique, il réunissait les races de TAttiquc en un seul peuple , mangeant en commun , s'assemblant en commun , et divisé :en trois classes, celles des nobles, des laboureurs et des artisans , il se démettait lui-même de son pouvoir et ne créait qu'une république.
L'Hercule thébain, descendant des Danaens chassés de TArgolide et réfugiés à Thèbes en Béo-
^im HISTOIRE DU SECOND ÂGE.
lie , éteiKlait l'unité intérieure jusque dans le Pé« loponèse dont il conquit une partie , et allait attaquer jusque dans rAsie*Mineui>e les centres jmaeonîeQS et troïens , contre lesquels les Argonautes avaient déjà lutté» et que la guerre de Troie allai t détruire plus tard ,
La guerre de Thèbes n'était autre chose qu'une lutte entre le Péloponèse et le continent bellemqtie : ces deux ^inemis primitife , qui cherchaienf à se dominer l'un l'auti^e , et qui allaient continuer encore leur lutte. Ici c'étaient les Argiens qui attaquaient les Thébains ; et les deux partis étaient également malheureux : plus tard ce sera la I^aconie et TAttique qui voudront contribua chacuiie à la fédération grecque , et qui succomberont sous les deux dernières puissances unitaires de 'cet âge , la Macédoine et Rome.
Quant h la guerre de Troie , c'était la fédération la plus fédérale de tous les peuples grecs allant attaquer ces fils de Daardaiiiis ie pék>po^ nésien, qui étaient venus ravager TElide où s'é»tarent établis les Pélopjdes chassés de rAsie^Mi^ neure par 1^ Dardanides« C'était donc toujours une lutte entre deux parties d'un même centre primilif. Mais cette fédération des Hellènes , qui réunissait la Béotie, TAttique, la Phodde , TEiolie, la Locride^ la fliessalie , l'Argolide , la La-