‹ Histoire des transformations religieuses et morales des peuplesChapitre 108 sur 187 · CHAPITRE m · texte numérisé non relu

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lia , la ville de Layinia , où les d^eux peuples se confondirent sous le nom de Latins.

Une lutte s'établit alors entre ces deux peuples . formés de plusieurs autres : les Janigènes thyrréniens , devenus les Thusces ou Étrusques , et les Aborigènes latins , nommés alors Albins , et qui allaient devenir les Romains.

Les deux grands peuples de Fltalie étaient donc formés à cette époque ; et leur différence était assez marquée pour qu'on puisse leur assigner deux fonctions tranchées. Comme ils nous paraissent deux types assez exacts du dogme des nationg réformées du second âge que nous allons trouver formulé chez les Étrusques, et des transformations des races multiples en deux races qui s'accomplirent partout , et dont le type va se montrer chez les Romains , nous donnerons une idée assez précise de chacun de ces deux élémens de la civilisation de cet âge.

Les Étrusques , qui avaient conservé les traditions primitives et qui avaient appliqué les dogmes de ces traditions à l'établissement d'un pouvoir spirituel normal , dont la forme se répétait dans toutes- les colonies qu'ils envoyaient régulièrement hors d'eux d'après le principe du vieux groupe de Japheth , vont disparaître et s'éteindre peu à peu , après avoir transmis cette

formule religieuse aux Ronoiaiiis ; tandis que ceux-ci , sortis des Albins ou Latins , vont aller sans cesse en s'accroissant , en établissant progressivement Tunité politique d'une race maîtresse propriétaire des esclaves , mais mêlant le dogme colonial du premier âge aux initiations du second, de sorte que l'étranger noble acquière le droit de citoyen romain.

Voici quel était le dogme des Étrusques. Un dieu supérieur, suprême , invisible , ineffable , créateur de toutes choses , et dont le nom ne devait jamais être prononcé, avait employé douze mille ans à créer tout ce qui existe. Dans le premier millénaire, il avait fait le ciel et la terre : dans le second , le firmament visible appelé ciel : dans le troisième , la mer et toutes les eaux de la terre : dans le quatrième , les grandes lumières, du soleil , de la lune et des étoiles : dans le cinquième, toute âme des animaux volans , des reptiles et des quadrupèdes qui vivent dans Tair, sur la terre et dans l'eau : enfln dans le sixième , il avait fait apparaître l'homme , dont la durée , pendant les six derniers millénaires, devait achever d'accomplir le temps des douze mille ans.

Huit genres d'hommes , différens entre eux de vie et de mœurs, formaient par leur succession le cercle de la grande année , qui recommençait

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