CHAPITRE m. ^a
J)ien clairement le caractère fédéral de ce peuple d'origine japhétique.
Des familles héréditaires étaient chargées de la conservation des dogmes. Au-dessous d'elles venait le peuple divisé en douze lucumonies, <îonimandées chacune par un lucumon : et c'étaient ces douze peuples qui élisaient les pontifes. : Les temples , les tombeaux, représentaient par flivers plans stratifiés et supportés par des colonnes la forme générale du cosme.
Le cirque était la simulation de la course des dieux dans le ciel. Sa forme allongée était celle de l'axe céleste : son pourtour chargé de spectar teurs représentait la terre entourée de l'Océan : ses bornes étaient l'Orient et l'Occident : ses chars les astres , etc.
La forme matérielle des villes que les colonies régulières sortant de ce centre établissaient, était déterminée par la charrue sacrée qui traçait sur la terre la croix mystérieuse du ciel. . Cet envoi de colonies civilisatrices, qui se retrouve chez les Étrusques , descendans des anciens Janigènes de l'Italie , mis en regard de la stérilité des centres sacrés sémitiques , dont il était défendu de sortir, confirme bien pleinement, ce nous semble , ce que nous avons dit de l'origine des nations, et de la formation de leurs
pratiques sociales et de leurs mœurs, d'après l'acte moral' que leur assignaient leurs fonctions primitives. Le ver sacré de toutes les nations celtiques n'était pas autre chose que la persistance de cette grande fonction coloniale du groupe de Japheth dont nous allons voir le peuple romain le réalisateur si actif. Mais il va ajouter à cette pratique primitive qui séparait les colonies de l'étranger ennemi , pour leur conservation , l'admission de ces mêmes étrangers nobles dans le peuple sacré , comme application sociale des grandes initiations isiaques du second âge, qui sont un terme moyen entre la séparation absolue des temps primitifs , et l'unité spirituelle de la seconde révélation.
La nation romaine , au lieu du caractère religieux et dogmatique de la nation étrusque , eut d'abord celui d'une constitution militaire , qui semblait destinée à étendre ses bras armés autour d'elle , pour ramener dans son sein toutes les populations errantes de l'Italie , tous les cultes isolés , et pour les fondre avec elle de manière à former un grand corps, animé d'une seule volonté , la conquête.
Romulus,/ils de dieu, né de vierge, enfant sacrifié qui se sauva, et qui, élevé dans une classe inférieure , se révolta et organisa une nouvelle