‹ Histoire des transformations religieuses et morales des peuplesChapitre 113 sur 187 · CHAPITRE ni. ttH · texte numérisé non relu

CHAPITRE ni. ttH

social , s'isole sur le mont sacré , pour ne renr trer que représentée par cinq tribuns, chargés de conserver les droits qu'elle yient de s'acquérir.

C'est donc toujours la race bâtarde qui , affranchie par la violence , finit par être reçue à cour dition.

Ce premier temps historique se termine par des désordres , des calamités publiques , des maladies pestilentielles , des défaites d'armées , qui forcent Cincinnatus à quitter sa charrue pour délivrer Rome.

Alors le dernier pouvoir créé , celui des tribuns, après s'être multiplié de cinq à dix : après avoir donné les douze Tables, qui prescrivaient le talion en cas d'injure ^ et qui permettaient au créancier de couper en morceaux le corps de son débiteur insolvable : ces tribuns , disonsr nous , abusant de leur pouvoir et tombant dans une dissolution brutale , se firent haïr et chasser pour le viol d'une femme.

Cependant l'influence plébéienne croissait toujours; et les comices étaient reconnus par les consuls eux-mêmes comme la source de la loi.

Enfin un mélange s'opéra, par des patriciens qui descendaient au tribunat , et par des plébéiens^

qui, devenant tribuns militaires , se frayaient la roule du consulat.

Tandis que se passait dans Rome même ce mouvement qui tendait à mêler deux races séparées , des ennemis du dehors envahirent le territoire de Rome , Comme les Èques et les Volsques , ou entrèrent même dans la ville sacrée, comme les Gaulois de Brennus , qui ne se retirèrent qu'avec une riche rançon.

Alors, entre les deux races anciennes, s'établit un compromis qui éleva un plébéien au consulat, en conservant le pouvoir aux patriciens dans la préture et Fédilité curule. En outre, on réprima les envahissemens de l'exploitation aristocratique en bornant, dans la loi Licinia (loi agraire) , toute possession des terres publiques à cinq cents arpens au plus, et à sept arpens au moins, et en ne permettant d'avoir que le nombre d'esclaves et de troupeaux nécessaires pour la culture.

Cette espèce de trêve intérieure permit alors à Rome d'aller attaquer en Afrique Carthage , son implacable ennemie ; et bientôt ses légions se répandirent en Grèce et en Asie.

Carthage n'était iautre chose que le dernier reste de l'ancienne race des Allantes africains , fils directs de Japheth , sur lesquels était venue

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