CHAPITRE Iir
s*^iinplanter une migration phénicienne , cultefemelle , comm dans Thistoire sous le nom de Didon. Cette colonie était sortie de TAsie quelque temps avant la guerre de Troie , et long-temps après le départ de Cadmus pour la Grèce , dont les deux frères, Phœnix et Cilix , avaient donné leurs noms à la Phénicie et à la Gilîcîé.
On conçoit alors la rivalité de ces deux peuples, de Carthage etde Rome. C'était toujours la prétention dominatrice des Atlantes africains qui ^ sous le nom de Typhon dans le premier âge , avaient voulu envahir l'Europe et l'Asie : qui , dans le second, avaient de l'île de Crète imposé aux Hellènes des tributs honteux ; et qui enfin , de leur ancien centre alors nommé Carthage ,, cherchaient à dompter la dernière unité des fils de Japheth , cette Rome déjà puissante.
Cependant les nouvelles conquêtes de la ville sacrée avaient tenté l'avarice des patriciens romains. La loi Licinia tomba en désuétude ; et la misère du peuple s'accrut avec les triomphes des légions.
Deux frères se levèrent alors pour secourir le pauvre , et voulurent remettre en vigueur les lois qui assuraient sa vie ; mais ils tombèrent martyrs : l'aristocratie qui les avait assassinés livra a l'exécration de toutes les aristocraties à
i5t HISTOIRE DU SECOND AGE.
venir le nom le plus pur de l'histoire des Romains, celui des Gracques ; et flétrit sous le nom de loi agraire, la loi Licinia qu'ils avaient voulu raviver. Mais la dissolution et l'impureté toujours croissantes des patriciens ne tardèrent pas à amener des désordres, et à susciter des ennemis puissans qui se levèrent contre Rome.
A ses portes, la ligue des petits peuples Italiens qui réclamaient le droit de cité : en Afrique , ïugurtha : en Asie , Mithridate : en Europe , une nuée de Cimbres et de Teutons la menacèrent et l'effrayèrent.
Alors un plébéien , un homme delà classe inférieure. Marins, parut, délivra Rome, et profila de son triomphe pour abaisser l'aristocratie patricienne , à laquelle il reprocha ses vices et sa bassesse. Celle-ci , à son tour, produisit Sylla. Mais pendant la lutte de ces deux représentans des patriciens et des plébéiens, une troisiènae race se dressa entre les autres : c'était l'homme sans raison , la chair sans esprit , la race maudite des temps primitifs , l'esclave qu'on avait bien voulu garder pour être possédé et mutilé par celui qui l'achetait comme un outil, mais qui à ce moment avait trouvé un chef : un esclave gaulois , Spar^ tacus , avait battu les légions.
Mais que pouvait faire l'esclave qui ne venait