CHAPITRE IV. Î
race orthodoxe du Soleil. Ainsi, bien que le dogme de la création donnât une origine divine aux quatre castes , comme il y avait entre elles des degrés de pureté, et que même la quatrième, ou les esclaves Soudras , était destinée à servir : comme en outre la troisième caste , celle des Veissiahs, était d'origine Pâli, née de ceCasyapa, être impur et bâtard : il y avait une division générale en deux-fois-nés , ou Douidjaha , qui comprenait la caste des Brahmanahs ou prêtres , et celle des Ivchatryahs ; et en une-fois-nés , qui se composait des deux autres. Les Douidjahas étaient initiés à la seconde naissance par un signe qui consistait en un cordon. Noys verrons bientôt les tentatives qui seront faites pour donner la seconde naissance aux Veissiahs et aux Soudras.
Maintenant nous devons seulement appeler l'attention sur les trois constitutions qui étaient établies sur le sol indien.
Les Palis anciens étaient disséminés dans les montagnes de Casi , dans le Bengale et le Dekan.
La race Deva orthodoxe était ainsi disposée. Les Brahmanahs occupaient le centre sacré de Casi : le Radjah de la race du Soleil était établi à Ayoudiah ; et les Kchatryahs occupaient le Baratha Yarsha , ancien siège des Djainas qui s'étendait vers la mer.
2^ HisTonii: w second âge.
La race de la Lune enfin était à Milittha.
Les deux premières guerres eurent Heu entre les Devas et les deux branches des Palis > placés dans le Bengale et dans le Dekan.
Nous avons fait remarquer, à l'époque de la migration des Palis , que la partie qui se porta à l'est et se répandit dans les îles de la Sonde » après avoir laissé une traînée dans le Bengale, avait la tendance guerrière ; tandis que celle qui allait à l'ouest , en Afrique , était la portion sacerdotale. Cela va servir à expliquer le caractère des deux guerres dont nous venons de parler»
Dans la première , les Palis de l'est de l'Inde tentèrent de reprendre le centre de Gasi ; mais les Kchatryahs Devas, sous les ordres du Radjah d'Âyoudiah , les repoussèrent et les détruisirent en partie. Le souvenir de cette lutte est gardé dans le Varaha Avatara.
La seconde guerre eut un résultat moins ah* solu. Le fils d'un Radjah des Palis établis à l'ouest dans le Dekan , se convertit à la nouvelle doctrine ; et, ayant été persécuté par son père, il fut secouru par les Kchatryahs Devas, commandés par le Radjah orthodoxe d'Ayoudiah , qui tuèrent le père, géant pâli, et mirent à sa place son fils comme chef de sa nation.
Ces guerres, dont le succès avait pour résultat
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d'assurer le centre de Casi et à*4tenàtt Tinfluence de la nouvelle doctrine, exaltèrent Torgueil des Radjahs d'Ayoudiah , qui cherchèrent à se soustraire à la domination religieuse des Brahmanahs ; mais ces derniers , par la seule force de leur parole sacrée , forcèrent un de c^ Radjahs orgueilleux à se soumettre à une expiation rigoureuse. Cette expiation purificatrice du pouvoir politique fit accorder par les Brah* manahs , aux Radjahs , une sorte de compromis qui leur donnait un caractère semi-religieux et ^emi - politique , intermédiaire au ciel et à la terre.
Cette élévation des Radjahs orthodoxes d'Ayoudiah tenta alors les Radjahs Palis du Dekan , nouvellement convertis i ils essayèrent aussi de réunir en eux ce pouvoir religieux et politique. Uun d*eux fut dompté à son tour par la puissance spirituelle des Brahmanahs ; mais son repentir lui fit accorder un compromis analogue à celui qu^avaient obtenu les Radjahs Devas : seuh lement ces derniers , intermédiaires au ciel et à la terre, étaient gardiens du centre sacré ; et les Radjahs Palis furent placés entre la terre et les lieux infernaux , comme gardiens des frontières du territoire sacré de Flnde contre lesMlechas ou impurs étrangers.
Deux pouvoirs secondaires se trouvaient donc hiérarchisés au-dessous de la puissance divine des prêtres.
Cependant les KchatryahsDevas, anciens habi*» tans du Baratha Varsha , qui avaient servi si activement dans ces guerres de Torthodoxie contre ses ennemis, ne virent pas sans impatience et sans envie la puissance des Radjahs s'augmenter sans cesse ; et, adoptant une de ces hérésies qui favorisent l'individualité et la pluralité fédérale , ils se révoltèrent pour se faire indépendans. Un Radjah Deva se dirigea contre eux et les soumit par la force ; mais de ce conflit résultèrent deu:^ créations nouvelles*
Le réformateur hérétique (Kapila), qui avait créé la doctrine embrassée par les Kchatryahs révoltés, avait formé une race bâtarde appelée Cutila-Césas , êtres noirs de peau et à cheveux frisés : conformation qui indique une des classes inférieures de la société , analogue aux Soukalis anciens, laquelle cherchait à s'affranchir.
D'un autre côté, dans la race même du Radjah, s'était constituée une sorte de pluralité guerrière à force passive, qui était destinée à lutter contre la race bâtarde de l'hérésie. Mais le combat fut favorable aux Cutila-Césas ; et il se trouva deux races secondaires dans la société indienne : l'une