‹ Histoire des transformations religieuses et morales des peuplesChapitre 140 sur 187 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

être un jour détruit, pour amener un monde pur où tous Içs 4tre3 seraient heureux.

On a vu que lapplication directe de cette morale de la réparation , de l'expiation et du mou*vement , avait amené le sacrifice qui soumettait la force mauvaise à la force bonne , et qui avait donné : d'abord tous les principes des arts conservateurs de la morale, et enseignant cette morale par le sacrifice : puis les moyens de se rendre favorables les dieux célestes par Toblation de ce qui leur plaisait, ce qui constituait l'étude et la connaissance de leur volonté par leurs mouvemens ou la science au^urale t ensuite les moyenil de tirer de la terre et de ses produits les choses les plus utiles à l'homme pour accomplir la loi , d'où résulta la connaissance des procédés Hidm^triels : enfin la multiplication des familles humaines à la surface du globe , se substituant à la racé mauvaise qu'elles exterminaient , et à la-' quelle elles se montraient supérieures par l'unité morale de leur hiérarchie, quelle qu'elle fût.

On a vu enfin que chaque société n'était qu'une famille à base différente , suivant l'être familier qui l'avait constituée. Or, de même que tout in^* dividu secondaire était possédé par le chef-^dieu , de même tout acte individuel était un sacrifice religieux , dirigé et maintenu daus des limites

étroites par la loi morale qui domptait te désordre de la force; de même aussi tout ordre général de travaux était un culte , qui lui-même*

n'était autre chose que l'acte social commandé par le chef-dieu et imposé par un sacriice maté« rieK Ainsi Fart » l» science, Findustrie , le commerce , la guerre , la politique , enfin tout ce qui^ semble avoir dans li^ sociétés modernes une e\is* tence isolée , était un sacrifice faisant partie du culte, dirigé par la morale et accompli suivant la formule du dogme. Or chaque société ainsi compacte s'était , comme nous l'avons dit, isolée des autres en se considérant comme centre de la* terre ; et Tespèce s'était tellement divisée en se multipliant que ses fragmens épars ne se reconnaissaient plus entre eux.

Le premier mouvement de l'activité morale du* second âge fut donc de rétablir l'unité. L'Inde reçut la nouvelle parole divine qui établit l'unité ^irituelle , et ne donna plus qu'un acte moral k accomplir, la purification. Un seul dieu secon*^ dairé avait créé tous les êtres, et devait les absorber tous ; et les chefs politiques tentèrent de con-^ stituer l'unité de pouvoir. Enfin une dernière hérésie confondit , ainsi que nous l'avons vu , toutes les races , tous les dieux , tous les êtres ^ dans un monstrueux panthéisme.

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