‹ Histoire des transformations religieuses et morales des peuplesChapitre 141 sur 187 · CHAPITRE I. 2S · texte numérisé non relu

CHAPITRE I. 2S

Tandis que la branche de cette révélation, qui avait passé en Ethiopie , cheminait le long du JNil et finissait par s'infiltrer dans tous les cultes et chez toutes les nations sous la forme des initiations isiaques , la tendance unitaire se mani» festait aussi chez les nations réforniées. Là, la doctrine (morale s'était aussi modifiée. Nous avons dit qu'à la fin du premier âge» la doctrine du mal absolu et exterminable s'était déjà bien affaiblie : dans le second , elle disparut presque «entièrement , et le mauvais principe ne fut plus qu'un moqueur. Alors la doctrine d'expiation Testa seule. La pensée d'unité fît de même dans chaque nation dominer toute la multitude des dieux secondaires par un seul dieu unitaire, leur père , qui , dans les derniers dogmes théogoniques formulés , les absorba pour être lui seul l'âme du monde. La pensée d'unité politique suivit aussi cette tendance ; et nous l'avons montrée j)a8sant de l'Egypte à la Babylonie, à la Perse^ à la Macédoine et à Rome, s'appuyant toujours sur la conquête et la force matérielle.

Mais pendant que partout s'accomplissait ce mouvement unitaire , qui voulait de nouveau réunir l'humanité sous un seul pouvoir divin et terrestre , il se faisait une séparation incessante

qui devait amener des résultats importaus à ki (in de cette époque.

D'abord , chez tous les peuples , à mesure que s'avance cet âge, on voit le guerrier tendre con-* stamment à subalterniser le prêtre. Ce fait est particulièrement marqué chez les nations qui se transformèrent sous rinfluence des réforma-^ teurs , en dehors de la révélation indienne. Un pouvoir politique se constitua donc chef social , ayant le prêtre pour conseiller , mais non {dus pour directeur. Le noble armé eut même le droit de sacerdoce comme apanage de sa rac6.

Ainsi se faisait déjà une séparation entre le culte et l'acte gouvernemental , entre le sacerdoce et le pouvoir royal.

Dans l'Inde , nous avons signalé ce fait croissant de la tendance des Kchatryahs à devenir les égaux des Brahmanahs. Enfin nous avons vu Kricbna , résumant en lui les tt^is castes supérieures, se faire lui-même prêtre et^ fondateur de viHe.

A mesure que nous nous éloignerons de Tlnde, BOUS trouverons la séparation plus marqitée ^ et la qualité noble , ou guerrière , ou royale , pré^ dominer le sacerdoce. En Ethiopie , le prêtre juge encore le roi de soo vivant : en Ëgypt«^ r le

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