CHAPITRE 1. 2S
Pharaon n^est plus jugé qu'après sa mort. En Grèce , les réformateurs sont laïques ; et la race supérieure noble, après avoir protégé le culte , s*eii sépare tout-à-fait. A Rome , les patriciens , tbek sociaux , après avoir eu des pontifes pr^ 4'eux, passent leur pouvoir à l'empereur, qui se fait lui-même chef suprême du culte.
Les arts , la science , les procédés industriels , au principe des temps confondus dai^ le culte comme actes religieux , se séparèrent aus» de lui , dans la même proportion que nous venons de remarquer.
Ainsi dans l'Inde les arts religieux atteignirent leur summum d'intensité, et dépassèrent ceux de toutes les autres natiom. Des montagnes tout entières furent convearties en temples : des ûgu^ rations sculptées de tons les objets naturels et des dieux à forme humaine , atteignirent un degré de perfection que les autres peuples de cette époque ^'ont pu qu'égaler. Des constructions gi^ gantesques, bâties sur l'ancienne forme des lieux SâK^rés que nous avons indiquée, s'ajoutèrent aux premières. On y retrouve l'enceinte séparatrice^ gardienne de la demeuré des dieux : la porte pyraflaidale , autel du sacrifice : la cour, où sont disposées les dem^ires des dieux secondaire : puis le temple pitiprement dit , divisé en deui
parties , un vestibule et un atrium mystérieux ^ où le prêtre entre seul et offre sur la table, autel du sacrifice , l'objet désiré par le dieu , placé sur le stèle qui lui sert de siège dans le sanctuaire. Mais ici les pierres brutes du premier âge sont merveilleusement taillées en colonnes » élevées en dômes ou en pyramides, et sculptées d'une multitude de figures symboliques.
La parole rhythmée, la musique, la daûse, les promenades sacrées des dieux , les ornemens sacerdotaux les plus brillans , les offrandes de parfums et de fleurs , accompagnèrent le sacrifice oblatoire et purificateur du gui ou beurre cla^ rifié , destiné au repas du dieu.
Les demeures royales des Radjahs furent à la ménve époque, bien que richement ornées, d'une importance secondaire aux lieux sacrés du culte.
Au contraire , en Egypte , en Babylonie , en Perse , les palais , séjours du chef politique et guerrier , bâtis sur le modèle du lieu saeré du premier âge dont nous venons de rappeler la disposition , occupent un immense espace de ter^ rain couvert de leurs groupnes de constructions , parmi lesquels figure un temple comme accès* soire nécessaire. On peut consulter à cet égard les ruines de Thèbes, de Karpak. et de Louqsor ;