‹ Histoire des transformations religieuses et morales des peuplesChapitre 16 sur 187 · CHAPITRE I. M · texte numérisé non relu

CHAPITRE I. M

condaires , pour qu'elles fissent une longue route dans cette nouvelle migration.

L'être bâtard né de Chus , chassé par les autres groupes , s'arrêta dans TErak , où il fonda le grand empire de Babel ; tandis que Chus , après avoir erré dans Flrak-Arabie , passa en Afrique ou par risthme de Suez , ou en traversant la Mer Rouge , et s'établit en Ethiopie , où il fonda la nation desKouchis, connus plus tard sous le nom d'Éthiopiens.

Janus , ayant quitté aussi la plaine de Sennaar, se fixa en Arménie , où sa race fut nommée les Sagas dans les temps primitifs. Nous la verrons ensuite se diviser en deux groupes, celui des Scythes au Nord , et celui des Maeoniens dans l'Asie-Mineure.

Elam remonta sur les montagnes de la haute Asie où il fonda les Izeds , connus plus tard sous le nom de Parsis. De lui sortit une race bâtarde menée par Arphaxad, qui fut long-temps vague, et que nous retrouverons à Babel sous le nom d'Abram , pour l'en voir sortir encore et aller former la nation des Hébreux.

Quant à la race de Kanaan née du crime de

Cham, tandis qu'une partie de ces êtres nouveaux

et bâtards étaient dévolus comme esclaves aux

autres fonctions , une autre partie s'échappa et

m HISTOIRE DU PREMIER AGE.

alla s'établir sur le bord asiatique de la Méditerranée, où elle fut connue sous le nom de Phéniciens.

Toute la terre était peuplée : toutes les nations du monde étaient sorties de ce centre sacré de TArarat , qui avait reçu la mission de multiplier et de remplir la terre de l'espèce humaine , agent céleste de la parole de Dieu qui ordonnait de poursuivre et d'exterminer le mal.

Il est très important de remarquer, à propos de cette division des enfans de Noé , les faite qui prouvent que le caractère d'activité d'un peuple dépend toujours du principe moral qu'il a reçu et adopté. Nous allons , en effet , constater cela , avec la plus grande évidence , dans les rapports qu'on peut suivre entre ces diverses divisions.

Les êtres à naissance criminelle ne manquaient jamais , lorsqu'ils se détacib^aient du corps social , de voler la partie de morale et de science qui ap^ partenait à celui qui les avait créés anormalement. Mais, comme ils n'étaient créés que c<Mnme fonctions secondaires et agens matériels, leur intelligence ne leur permettait pas de comprendre toute la partie spirituelle de la morale et du dogme dont ils surprenaient le mystère ; et ils n'en emportaient que la partie que leur esprit inférieur avait saisie : de sorte qu'à mesure que

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