CHAPITRE I. M
donnait donc naissance à une troisième forme sociale. Ainsi , il y avait déjà le père stérile , la mère vagabonde et le fils médiateur, qui repré-> sentaient les trois dogmes de la création , de la génération et de la fécondation.
Mais nous avons dit qu'il y avait un groupe , une famille, une race d'êtres inférieurs composée de fils et de filles : eh bien ! ceux-ci à leur tour voulurent se faire indépendans et s'insurge» rent contre l'expiation à laquelle on les soumettait. Mais déjà ils étaient d'un degré inférieur à la naissance du premier insurgé ; car celui-là , premier-né du père , était devenu le mari de la mère , et les fils et filles n'étaient que des agens secondaires de la multiplication. Le fils inférieur n'était donc que le représentant de la force matérielle pure : il était né de la force génératrice et défensive , dont il n'était que l'agent aveugle ; la fille n'était elle-même chargée que de la multiplication. Lorsque ces deux êtres voulurent s'affranchir , le fils se fit force libre et errante , mais force sociale soumise volontairement à une loi morale ; et la fille , se révoltant contre l'acte de violence qui lui imposait la génération , sa seule fonction , se fit vierge intelligente et armée, conseillère de son frère l'homme fort.
€e sont ces êtres , d'origine femelle ou niaté-
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rieile» qui» ayant mérité, par la moralité de lenrs ai^'Us, iTétre admis an sqoor céleste, sont regvdés dans les traditions conune des demi-dienzon des bommes, ayant acquis droit de nce drrine par lenrs actimis*
Voila donc encore denx nonrelles divisions à ajouter aux précédentes.
Or la société de la mère , en se séparant de celle du père , et créant comme femelle l'unité dirine , cosmique et sociale , c'est-à-dire ad<^ tant le dogme de la génération spontanée, ne devait plus admettre l'être mâle comme le créateur unitaire , mais seulement comme la force multiple fécondante, pluralité soumise. De là vinrent la pluralité des maris et la race donnée au fiis par la mère: de là vinrent les jumeaux mâles ou mâle et femelle, qui, comme ses enfaus, agissaient dans le monde sous sa volonté ; ou bi^u auHsi Tétre sans sexe ou à double sexe , ou le fils mari de sa mère , qui accomplissaient la même fonction.
La fille vierge et armée donna aussi lieu à des dogmes et à des sociétés fort variés. Ain^ elle se fit triple et une , comme type de la femme primitive, et comme constituant l'unité cosmi« que k base double , intelligente et matérielle , et it trois fondions, analogues à celles des premiers