CHAPITRE n
les partisans de Boudha le bâtard , inventeur d'une liqueur ferraentée.
Une autre encore était divisée en sept contrées et en quatre castes , distinguées et absolument séparées les unes des autres par la couleur de la peau. Les prêtres, Somapas, étaient blancs; les guerriers, Havichmats , étaient rouges ; lès ouvriers, Adjyapahs, étaient jaunes ; et les esclaves , Soukalis , étaient noirs.
11 y avait aussi une contrée divisée en sept parties , séparées par des enceintes et des fossés ; et chacune d'elles avait un chef.
Une division en neuf sections et neuf chefs existait aussi ailleurs.
Enûn la grande déesse Atavi-Devi , dont la forme était triple , protégeait des Radjahs puissans , qui lui élevaient des autels dans le lieu même où elle leur avait donné la victoire sur leurs ennemis.
Quant aux Palis , disent les traditions , c'était une puissante nation , qui était protégée par le dieu Siva-Mahadeva : elle pratiquait les sciences et les arts , inventa les caractères paisachi , et fut religieuse et guerrière.
Dans ces divers élémens épars sur le sol de rindoustan, et résultats des transformations qu'ayait éprouvées le groupe principal de Sem après
s'être arrêté , on a sans doute déjà reconnu Torigine et la valeur sociale de chacun d'eux. On y trouve Tunité mâle du fils doué de la force matérielle , reconnaissant le père comme pouvoir spirituel dont il est l'agent » dans le Siva-Mahadeva de Gasi. On voit l'unité mâle du fils premier*né conservé par la mère divine , dans le Djaina qui s'établit dans le Baratha-Varsha. On y reconnaît aussi l'unité triple de la femme intelligente armée et aflranchie, dans Atavi-Devi. Enfin l'unité divine , spirituelle et de race , de Boudba ; l'hermaphrodisme de son frère Ganesa; les pluralités et fédérations diverses, dans les douze Adytias; et les divisions en neuf ou sept contrées , achèvent de tracer le tableau général de ces divisions logiques, résultats des transformations d'une société primitive. Quant à leur hiérarchie intérieure , on voit que les races ou castes , pour nous servir de l'expression du pays que nous étudions , étaient en nombres divers , et qu'un des signes les plus remarquables de leur subordination était la couleur. L'hérédité par primogéniture dans la famille est un fait non moins considérable pour connaître les résultats de stabilité sociale et d'affranchissement individuel qu'avait amenés l'application de la morale du premier âge.
II existait donc dans l'Inde à cette époque trois