CHAPITRE f. sa
partie organique du père de la familjie divine, lié doublement à lui par le sacriflçe qui avait dompté sa force , et par le sacrifice qui lui avait octroyé une partie de la puissance spirituelle unitaire du Créateur social.
La génération, au contraire, était Tacte femelle accompli par un sacrifice passif et fatal , qui ne pouvait donner la parole ; puisque cette . parole était le signe de Tesprit , et que le père , possédant seul l'un et l'autre , pouvait seul la donner. Cet act€ , lorsqu'il était spontané , ne pouvait donc engendrer que la force mauvaise ; et lorsqu'il était le résultat de la fécondation du père , il ne produisait encore qu'une force qui , abandonnée à ses instincts y était désordonnée , et qui ,.pour être régularisée, devait être soumise à un sacrifice.
On comprend maintenant tous les caractères des êtres dont nous venons de parler : le père , possesseur de la loi morale , de la parole et de la force bonne , avait créé , au principe , un groupe d'agens secondaires formé de la femme et des en fans , dont il avait soumis , par un sacrifice, la force désordonnée , afin de la rendre régulière comme génératrice et défensive , et de l'opposer à la force mauvaise engendrée par la terre. Cela s'était fait , ainsi que nous venons de le dire ,
comme application imitative des manifestations multiples et sensibles , de la force que le Dieu invisiUe du ciel avait communiquée aux phénomènes célestes» ses agens organiques, lesquels formaient le groupe de la femme pure , génératrice et gardienne, fécondée par le Dieu invisible. En suivant cette imitation , le père , créateur social, qui avait déjà communiqué une partie de sa force au groupe femelle d'agens secondaires dont nous venons de parler, dut tendre à communiquer sa parole de la même manière. Il tira de la force génératrice, déjà soumise par le sacrifice , un nouvel être qu'il créa en lui donnant la parole. Cet agent moral nouveau fut donc de double nature , c'est-à-dire doué de force régulière et de parole, fait de poussière et de souffle; mais il ne fut encore qu'une fonction secondaire, entièrement possédée et absolument obéissant au chef divin de la famille. En effet , la parole qu'il avait reçue n'était pas la même que celle qui avait été créée par l'esprit pour exprimer les mystères moraux de la vie du monde , de l'activité et de la hiérarchie de la famille, et pour élever la prière vers le Dieu céleste , Verbe que le chef divin conservait mystérieusement dans sa retraite sacrée. La parole de ce nouvel être, qui avait reçu du i)ère le nom de Main-du-ciel (Adam