‹ Histoire des transformations religieuses et morales des peuplesChapitre 68 sur 187 · RÉSULTATS DES TRANSFORMATIONS SOCIALES · texte numérisé non relu

RÉSULTATS DES TRANSFORMATIONS SOCIALES

Si nous jetons un coup d^œil général sur Thistoire que nous venons de tracer du premier âge, nous verrons : d'abord , que toutes les races d'êtres spirituels , parlans , intelligens et forts , qui ont peuplé le monde , sont «orties d'un seul centre ; ensuite , que leurs bandes irradiantes ont suivi trois grands chemins de migration , sur chacun desquels les races de même origine s'enchaînent par un lien de continuité morale ou de contiguité géographique ; enfin , que la disposi-

tien rayonnée des trois grands groupes primitifs,, qui colonisèrent le monde en poursuivant le mal et en se dirigeant vers TOrient , TOccident et le Midi, a été déterminée par la doctrine morale du retour, par le dogme de la division cosmique ,

et par le caractère de chacune de ces trois fonc-

tions.

Cette puissante unité morale du dogme et de l'activité qui y répond , est complètement prouvée par la tendance propre à chacun des groupes des principales nations , nées de ces grandes colonies primitives.

Ainsi , celles qui sortirent de Cham gardèrent le caractère de force matérielle , de politique guerrière et de transformation pratique de leur fondateur : ce furent la Babylonie, TEgypte, TE— thiopie et la Phénicie.

Les peuples qui vinrent de Japheth , c'est-àdire les Atlantes, les nations de l'Asie occidentale et de l'Europe , tinrent de lui Torganisation fédéi^e , la science météorologique et l'initiation, aux mystères de la fécondation terrestre.

Enfin , les enfans de Sem , les Hindous ^ le& Parsis et les Hébreux , furent remarquables par leur formule religi^ise et unitaire , par la domination sacerdotale établie dans leur société , et par le culte du feu purificateur.

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Mais si les familles principales de ces trois fonctions primitives s maintinrent dans la direction dogmatique de leur chemin de migration, et s'y arrêtèrent , les familles inférieures , qui continuèrent leur route, furent forcées souvent , par çliverses circonstances de dispositions physiques du sol ou de conditions dogmatiques secondaires , de dévier de la ligne primitive , bien qu'elles soient restées en contiguïté géographique avec elle,

Ainsi toutes les races Sémitiques , répandues depuis le centre de l'Iran jusqu'au midi de l'Amérique et dans la Polynésie^ en passant par l'Iqde, se sont évidemment détournées à leur extrémité, de rOrient vers le Sud,

De même la ligne des races Chamiques , partant de Babel, passant par la Phénicie, entrant en Egypte et suivant le Nil pour arriver en Abyssinie, remontent vers l'Orient, après s'être portées directement vers le Midi .

EnGn les familles Japhétiques , s'é tendant de l'occident de l'Afrique à l'occident de l'Asie et de l'Europe , et se courbant vers le Nord avec la race tatare , dont la population nomade , depuis les Slaves jusqu'aux Groenlandais , relie à leur extrême frontière l'Europe, l'Asie et l'Amérique, forment un gigantesque cercle , dans lequel il

iiO HISTOIRE DU PREMIER AGE.

semble que le Créateur des colonies du centre^ de Noé ait voulu enceiudre les quatre parties du monde.

Un des termes de la mission donnée par Dieu aux hommes à qui il avait révélé la parole , signe de la loi morale , était donc accompli : ils avaient multiplié et répandu leur espèce à la surface du globe.

Voyons maintenant ce qui était arrivé des autres termes de cette loi , ce qu'elle avait amené de résultats , et les modifications qu'elle avait subies.

On a vu comment le corps social , qui devait accomplir la volonté divine , avait pour moyen de conservation, la soumission : de la génération à la fécondation ; de la force désordonnée à la force régulière; de la pluralité à l'unité; d'où résultait une hiérarchie de sacrifices accomplis par trois êtres , ayant en eux des essences spirituelles différentes , mais émanées d'un seul être créateur.

On a vu en outre comment ce corps social, ou cette famille , ainsi organisé , avait été mis en activité par l'ordre de séparer le bien du mal : but qui ne pouvait être atteint alors que par la force physique.

Enfin on a vu comment le mal avait été for^^

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