CHAPITRE m. Ui
4nn\é f en le considérant comme provenant de deux sources : Tune originelle, génératrice du mal , opposée au Dieu créateur du bien ; l'autre -étant l'infraction de la race divine à la loi révélée, qui établissait le Créateur possesseur de tous les êtres secondaires.
Or, à la fin du premier âge^ lorsque les colonies eurent poussé leurs migrations jusqu'aux derniers confins des terres habitables , où elles se divisèrent en un nombre infini de familles , la race d'origine mauvaise et terrestre avait été exterminée ; et il n'existait plus par conséquent , à la surface de la terre , de représentant physique de cet être maléficiant , semblable k l'homme céleste et fils de la femme génératrice du mal. Cette formule du mal perdit donc beaucoup de sa valeur; et elle fut bien plus altérée encore dans l'esprit de ces populations sédentaires ou vagabondes , lorsqu'elles virent que , parmi les produits engendrés par la terre , soit animaux , soit végétaux , soit bruts , s'il y en avait de méchans ou de nuisibles, il y en avait aussi de bons et d'utiles.
Le principe moral qui avait été le plus efficace pour faire jaillir à la surface de la terre cette multitude de familles exterminatrices du mau-
vais être , s'affaiblissait donc au moment même où le globe était peuplé , et où , par conséquent , cette première foîiction était accomplie.
Le second principe moral , celui qui punissait la désobéissance , resta alors avec le plus de force ; car il était le conservateur de toute hiérarchie et de chaque société qui était basée sur la famille. Mais par suite de l'affaiblissement du principe de séparation absolue du bien avec le mal , il amena cette pratique de l'expiation , qui consistait à imposer un sacrifice matériel de séparation partielle à Tindividu ou à l'objet qui devait être purifié.
C'est que la nécessité de la conservation sociale dominait alors le grand acte divin qui avait fait jusque là sacrifier en courses nomades tant de mouvement humain , et qui avait divisé à Finfini les groupes sociaux , emportant chacun leur essence spirituelle particulière*
Nous avons, en effet, montré dans l'étude que nous avons faite des diverses populations de cet âge, comment s'étaient multipliées ces races , se divisant , se reformant , se divisant de nouveau , et se hiérarchisant dans une multitude de combinaisons, sorties d'un seul dogme unitaire.
Tous les membres des familles divines , tous