‹ Histoire des transformations religieuses et morales des peuplesChapitre 76 sur 187 · CHAPITRE · texte numérisé non relu

CHAPITRE

«créateur , était rennemi , Fêtre créé par la mauvaise puissance opposée au bon principe , et qui prenait toutes sortes de formes pour attaquer l'homme divin : c'était la race exterminable.

La première transformation à opérer dans l'humanité , pour la ramener à l'activité dans le but divin, consistait donc à rétablir l'unité qu'elle avait perdue. Mais pour cela faire , il fallait changer le dogme moral , qui donnait deux origines différentes aux deux races terrestres : l'une fille du principe créateur du bien, l'autre fille du principe générateur du mal.

Une parole divine , semblable à celle sur laquelle s'était formulée cette loi morale , pouvait donc seule opérer ce changement. Le Verbe de Dieu descendit une seconde fois sur la terre , pour exprimer sa volonté divine ; et ce fut la race de Sem qui fut choisie pour recevoir cette nouvelle révélation.

Celui à qui elle fut donnée , nia la double origine du bien et du mal ; et, étendant le dogme de la chute au mauvais principe , le montra comme un être créé par Dieu , mais révolté contre la loi divine , précipité pour sa désobéissance , puis admis à expier sa faute en passant dans les mondes intermédiaires, où il animerait tous les êtres, jusqu'à ce que le sacrifice l'ayant purifié , après

plusieurs transmigrations dans la hiérarchie matérielle, il pût remonter au ciel.

L'unité spirituelle était donc établie; et, en même temps que le dogme de la double origine du bien et du mal disparaissait, celui de la chute était modifié. Toutes les fautes secondaires , infractions à la loi de hiérarchie et de procréation, qui avaient fait condamner la femme ou l'homme coupables à être séparés , et leur enfant bâtard à être mutilé et possédé , se fondaient dans la faute primitive , qui donnait à tous les êtres une part de culpabilité. Aussi , dans la famille , tous les individus eurent droit de conservation comme possesseurs de l'esprit : aussi le fils premier-né fut-il non seulement conservé, mais sa primogéniture fut considérée comme droit de succession à la fonction du père. Il était donc soustrait par là au droit de choix du père, après avoir été conservé comme être spirituel. Bien plus, pour assurer la transmission de la fonction dans la race, la loi morale imposa au chef de famille la procréation d'un fils , qui devait par ses sacrifices le racheter des lieux de punition où il devait aller expier les fautes de sa vie.

La femme , gardant la fonction secondaire de force conservatrice et nourricière qu'elle exerçait dans le premier âge , eut aussi droit de vie ;

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