CHAPITRE L n
nation Pâli, était appelée Danavas; et elle fut nommée Veissiahs par les Devas qui la transformèrent à la nouvelle doctrine spiritualiste , en la fondant avec celle des Souras , mais en la laissant séparée des deux castes de race divine. En même temps que s'incorporait cette partie industrielle de Fancienne race dans la société récente , le reste des Palis était exterminé ou chassé , puisqu'il n'y ayait pas de place pour eux dans une société qui avait déjà ses prêtres et ses guerriers. Expulsés du centre qu'ils occupaient , ces primitifs habitans de l'Inde se divisèrent en trois , groupes : Tun resta dans les montagnes du Nord, l'autre émigra vers TOrient , et le troisième vers rOccident ; mais en s'en allant , disent les traditions indiennes, ils emportèrent une partie de la science divine, écrite, des Devas.
Nous verrons plus tard ce que devinrent les Palis de l'Inde , qui y furent considérés comme race impure.
Quant à ceux qui se dirigèrent vers l'Orient , ils passèrent dans les îles Célèbes et de la Sonde, après avoir laissé une traînée de leur race vers le Bengale et le pays de Siam.
Dans ces îles , ils s'implantèrent sur la race primitive d'origine sémitique , qui les occupait déjà sous le nom d'Harfours ou Alforeses. Les
\m HISTOIRE DU SECOND AGE.
Palis, connus là sous le nom de Malais, fondèrent les villes de Java , de Bali et autres , où ils ont élevé de grands monumens dans le style indien , dont les divinités sont celles du second âge de rinde. On trouve donc là une preuve de ce fait qu'ils avaient eu connaissance d'une partie du dogme nouveau ; mais en même temps cette branche des Palis a gardé des mœurs guerrières et voleuses , et des sacrifices sanglans , qui an* noncent leur fonction particulière de guerriers.
Au contraire , la bande migratrice des Palis qui se porta vers l'Occident , et qui laiasa une partie de son groupe dans le Dekan avant de sortir de l'Inde pour se rendre en Ethiopie , où elle fonda le grand centre religieux de Méroë , parait avoir conservé davantage le caractère sacerdotal : d'après la tradition , c'est celle-là qui emporta non-seulement le livre sacré qui lui appartenait , mais encore les trois Vedas mystérieux que les Devas devaient seuls posséder, et qu'elle leur déroba.
Or ce mystère sacré quje cette race bâtarde volait à l'orthodoxie , rrinsi que cela arrive toujours , n'était autre que le dogme de la transmigration des anges déchus , pour se purifier à travers les sphères célestes. On trouve , en effet, dans les livres religieux de l'Egypte qui sont