Émigration en -Ethiopie
Les Palis qui arrivèrent en Afrique , disent les traditions indiennes , s'établirent au milieu des Gharmicas (fils de Gbam). En effet , les Kouchis » fils de Chus y avec lesquels les Palis s'unirent, étaient la partie religieuse du groupe de Chus , que nous avons vue descendre les fleuves Bleu et Blanc, où Osiris l'avait rencontrée.
Aussi le caractère de domination sacerdotale du centre de Méroë fut-il très marqué. Les rois éthiopiens étaient élus par les prêtres , qui pouvaient en même temps les condamner à mort.
Mais la liberté morale individuelle , qui ressortait du dogme de la transmigration des esprits , se montrait là avec autant d'évidence ; car le roi condamné , ou tout autre Échiopien contre qui
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avait été porté une sentence de mort , devait se tuer lui-même. On voit comme Texpiation devenait un acte volontaire individuel.
Mais cette nation , expulsée comme hérésie de Ftade , ne pouvait avoir adopté une doctrine de spiritualisme aussi absolue que Torthodoxie dont elle sortait ; et Ton trouve , en effet , sur les monumens de Tîle de Méroë, l'image d'un dieu unis^ sant deux figures royales armées , d'un homme et d'une femme, ayant chacun près d'eux le double signe de la force spirituelle et de la force matérielle. C'était donc une sorte d^égalîté de puissance entre ces deujt forces , qui donne en effet raison de la différence qu'on remarque entre les monumens de la Nubie et de l'Egypte , et ceux de l'Inde.
Cette grande société Kouchique couvrait les bords du Nil, depuis Méroë jusqu'aux cataractes, de monumens qui annoncent un développement civilisateur très remarquable , et dont les derniers, près de l'Egypte, portent les noms de Pharaons égyptiens.
Là se trouve donc le lien qui unit ces deux grands peuples , comme la tradition des Ethiopiens en a gardé le souvenir, en disant qu'ils ont donné aux Egyptiens leurs usages religieux, leurs