‹ Histoire des travaux et des idées de BuffonChapitre 111 sur 236 · Voyez le précédent chapitre · texte numérisé non relu

Voyez le précédent chapitre

150 VAiuÉTÉs im l’espece humaine.

inaines, et le vrai principe sur lequel cette science se fonde : Y unité de V homme.

11 ne faut compter pour rien le peu qu'ont dit les anciens touchant les différences physiques des hommes. Aristote, qui relève quelques erreurs d'Hérodote, en adopte une foule d’autres. 11 croit, par exemple , qu’il y a des peuples androgynes ; il va même jusqu’à distinguer, dans ces androgynes, le sein droit, qui, dit-il, est celui de l’homme, du sein gauche, qui est celui de la femme 1.

Pline parle de peuples qui n’ont qu’un œil, de peuples qui ont les pieds tournés en arrière, etc.; il parle, sur la foi de Gtésias, de peuples qui, faute de bouche, se nourrissent par l’odorat et la respiration, et même dépeuples sans tête et qui ont les yeux sur les épaules 2.

Nos modernes n’ont guère mis, d’abord , plus de critique dans ce qu’ils ont dit sur cette importante matière. Rondelet , l’excellent naturaliste Rondelet , décrit gravement un évêque ou moine marin , moitié poisson, moitié homme , « lequel avait, dit-il, face d’homme, mais rustique et mal gracieuse 3. » Maupertuis, écrivait des dis-

1. « Aristoteles adjicit dextram mammam iis virilem, lævam muliebrem esse. » ( Pline, liber VII, caput il ).

Page 1