Tome III, page
Buffon n’est pas moins heureux, c’est-à-dire moins profondément savant, lorsqu’il pose les limites de la race caucasique ou blanche. Cette grande race, qui est la race d’Europe, étend ses rameaux jusque dans l’Inde. « Nous trouvons, dit Buffon, que les habitants duMogol et de la Perse', les Arméniens, les Turcs, les Géorgiens, les Mingréliens, les Circassiens, les Grecs et tous les peuples de l’Europe, sont les hommes les plus beaux, les plus blancs et les mieux faits de toute la terre, et que, quoiqu’il y ait fort loin de Cachemire en Espagne, ou de la Circassie à la France, il ne laisse pas d’y avoir une singulière ressemblance entre ces peuples si éloignés les uns des autres 1 2. »
Buffon est encore le premier qui nous ait appris à démêler toutes ces variétés si nombreuses dont se compose la race noire. « Il y autant de variétés, dit-il, dans la race des noirs que dans celle des blancs ; les noirs ont, comme les blancs, leurs Tartares et leurs Circassiens... 3 » — « En examinant en particulier, dit-il encore, les différents peuples qui composent chacune de ces races noi-
1. « Les anciens Perses ont la même origine que les Indiens, et leurs descendants portent encore à présent les plus grandes marques de rapports avec nos peuples d’Europe. » (Envier, Rèyne animal , tome 1, page 82).