Tome 111, page
parler ici le langage même de la zoologie, cette coupe se trouvait déjà indiquée dans Buffon. « Tous ces peuples, dit-il (les Siamois, les Péguans, etc .) , ne diffèrent pasbeaucoup des Chinois, et tiennent encore des Tartares les petits yeux, le visage plat, la couleur olivâtre ; mais, en descendant vers le midi, les traits commencent à changer d’une manière plus sensible, ou, du moins, à se diversifier. Les habitants de la presqu’île de Malaca et de l’île de Sumatra sont noirs1... » Il ajoute : « Les Malais et les peuples de Sumatra et des petites îles voisines diffèrent des Chinois
et par les traits et par la forme du corps 2 »
Après avoir séparé les Malais des Japonais et des Chinois, il sépare les Papous des Malais.
« Les Papous et les autres habitants des terres voisines de la Nouvelle-Guinée sont, dit-il, de vrais noirs, et ressemblent à ceux d’Afrique, quoiqu’ils en soient prodigieusement éloignés3. »
Je n’en finirais pas si je voulais indiquer ici tout ce que les successeurs de Buffon lui ont emprunté, ou même tout ce qu’on pourrait lui emprunter encore. Mais j’oublierais, je sacrifierais, comme tant d’autres, pour quelques vues de détail, la grande