Tome III, page
lOi VARIÉTÉS DE L’ESPÈCE HUMAINE.
et principale vue, la vue de l 'unité de l’homme .
Tout, dans le travail de BufFon, tend à un grand objet, et ce grand objet est de prouver X unité de T homme.
J’ai déjà cité cette belle phrase : « L’homme, blanc en Europe, noir en Afrique, jaune en Asie et rouge en Amérique, n’est que le même homme teint de la couleur du climat L »
BufFon dit ailleurs : « Lorsque, après des siècles écoulés, des continents traversés, et des générations déjà dégénérées par l’influence des différentes terres, l’homme a voulu s’habituer dans des climats extrêmes, et peupler les sables du Midi et les glaces du Nord, les changements sont devenus si grands et si sensibles, qu’il y aurait lieu de croire que le nègre, le lapon et le blanc forment des espèces différentes, si l’on n’était assuré. . . que ce blanc, ce Lapon et ce nègre, si dissemblants entre eux, peuvent cependant s’unir ensemble et propager en commun la grande et unique famille de notre genre humain : ainsi leurs taches ne sont point originelles; leurs dissemblances n’étant qu’extérieures, ces altérations de nature ne sont que superficielles ; et il est certain que tous ne font que le même homme ‘1 2. »