Tome III, page
3. « Gomme le chien est perpétuellement sous les yeux de l’homme, dit Huffon, dès que, pur un hasard assez ordinaire à la nature, il se sera trouvé, dans quelques individus, des singularités ou des variétés apparentes, on aura tâché de les perpé-
Amérique, sont revenus à une couleur uniforme, à un type unique. Le chien y a perdu son aboiement; il y a repris ses oreilles droites. Le cochon y est redevenu sanglier L
Toutes les races de nos animaux domestiques viennent donc d’une race, puisque toutes reviennent à une.
L’homme a, de même, une origine unique, un seul type, une souche une.
Deux caractères principaux distinguent les races humaines entre elles : l’un, pris de la forme des tètes osseuses; l’autre, pris de la couleur de la peau.
Camper est le premier qui ait mis quelque soin à faire remarquer aux naturalistes les différences physiques qui se trouvent entre les têtes des hommes.
Camper avait un génie facile, qu’il promenait partout, et qu’il ne fixait sur rien. En dessinant, à côté les unes des autres, des têtes d’homme blanc, d’homme noir, d’orang-outang, etc., il vit qu’une ligne, menée du front à la mâchoire supérieure, et tombant sur les dents incisives, s’in-
tuer en unissant ensemble ces individus singuliers, comme on le fait encore aujourd’hui, lorsqu’on veut se procurer de nouvelles races de chiens et d’autres animaux. » (Tome V, page 194).