Voyez M. Cuvier, Régne animal, tome 1, page
3. « Les Américains n’ont pas de caractère à la fuis précis et constant qui puisse en faire une race particulière. » (Cuvier, Régne animal, tome I, page 84). « Les Malais peuvent-ils être nettement distingués de leurs voisins des deux côtés, les Indous caucasiques et les Chinois mongoliques? »( Cuvier, Rcgne animal, page 84 ).
J es plus diverses. Et vous n’oublierez pas qu’entre ces races opposées , diverses , il y a une foule de variétés, de nuances intermédiaires, qui les joignent, qui les unissent les unes aux autres : aussi Blumenbach n’hésite-t-il pas à conclure que « les variétés innombrables qui composent le genre humain se confondent insensiblement les unes dans les autres1. »
Quelques différences, plus ou moins marquées, dans la forme des tètes, ne sont assurément pas des barrières que les races ne puissent franchir. Le lévrier et le dogue ont une tète très différente2, et sont de la même espèce. Le cheval et l’âqp ont une tête tout à fait semblable 3, et sont de deux espèces distinctes. Dans un cas, la différence des
1. De ï Unité du genre humain , etc., (traduction française), page 281. C’est aussi le sentiment de Camper. « Comme les différentes contrées du globe tiennent, dit-il, les unes aux autres, on n’aperçoit, en général, entre les divers peuples, qu’une différence graduelle, et qui ne devient remarquable qu’à de très grandes distances. » ( Dissertation sur les variations naturelles qui caractérisent la physionomie des hommes , etc., page 16).
2. « Les différences apparentes d’un mâtin et d’un barbet, d’un lévrier et d’un doguin, sont plus fortes que celles d’aucunes espèces sauvages d’un même genre naturel. » (Cu\ier, Discours sur les révolutions de la surjace du globe ).
3. « J'ai comparé avec soin les squelettes de plusieurs variétés de chevaux, ceux de mulet, d’âne, de zèbre et de couagga, sans pouvoir leur trouver de caractère assez fixe pour que j’osasse hasarder de prononcer sur aucune de ces espèces d’a-