‹ Histoire des travaux et des idées de BuffonChapitre 127 sur 236 · Des singularités de la nature, chapitre xxxvi · texte numérisé non relu

Des singularités de la nature, chapitre xxxvi

4. J’ai fait voir qu’il y a toujours deux épidermes. Avant moi, on n’en connaissait qu’un. (Voyez mon Anatomie générale de la peau, etc., 1843).

couche de matière sécrétée, noire dans le nègre, rouge ou plutôt couleur de cuivre dans l'Américain. Cette couche de matière sécrétée, cette couche de matière pigmentale, siège de la couleur des races humaines colorées, ne se trouve point dans l’homme de race blanche. Voilà donc, dira-t-on aussitôt, une différence tranchée, une différence profonde, entre l'homme de race blanche et l’homme de race colorée. Non, il n’y a point de différence profonde.

Cette même couche pigmentale, que j’avais trouvée dans l’homme de race noire et dans l’homme de race rouge, je l’ai retrouvée éans le Kabyle, dans l’Arabe, dans le Maure, qui certainement ne viennent ni des Américains ni des Nègres, qui certainement sont des hommes de race blanche.

Il y a plus : j’ai retrouvé jusque dans l’homme de race blanche un germe de la couche pigmentale . Le mamelon de l’homme blanc est coloré, et il doit sa couleur à une couche pigmentale , toute semblable à la couche pigmentale de l’Américain et du Nègre.

La différence de couleur des hommes, vue superficiellement, semblait les éloigner les uns des autres. Cette même différence de couleur, mieux étudiée, devient une preuve nouvelle de leur unité première ; car elle fait voir comment, du

Page 1