‹ Histoire des travaux et des idées de BuffonChapitre 158 sur 236 · Tome V, page 8 ( Suppléments · texte numérisé non relu

Tome V, page 8 ( Suppléments

2. Du moins dans la plupart des cas. Voyez la note 2 de la page précédente. « Les observations recueillies jusqu’à ce jour paraissent indiquer que les divers points d’une même verticale prolongée dans la terre solide sont d’autant plus échauffés que la profondeur est plus grande, et l’on a évalué cet accroissement à un degré pour trente ou quarante mètres. Un tel résultat suppose une température intérieure très élevée; il ne peut provenir de l’action des rayons solaires : il s’explique naturellement par la chaleur propre que la terre tient de son origine. » Fourier, Remarques générales sur les températures du globe terrestre et des espaces planétaires . ( Annules de chimie et de physique, 1824, page 138).

3. « 11 est facile de conclure, et il résulte d’ailleurs u’uiiq

Troisième fait. Que la chaleur que le soleil envoie à la terre est assez petite en comparaison de la chaleur propre du globe terrestre, et que cette chaleur envoyée par le soleil ne serait pas seule suffisante pour maintenir la nature vivante.

Relativement à ce troisième fait, Buffon n’est pas aussi heureux, à beaucoup près, que relativement aux deux autres.

Le point de la question est ici de savoir si la chaleur qui maintient la nature virante à la surface de la terre, en un seul mot, si la chaleur de la surface de la terre vient du soleil ou de la chaleur intérieure du globe. Or, sur ce point, Buffon se trompe de deux façons.

D’une part, il accorde beaucoup trop peu à l’action des rayons solaires; d’autre part, il accorde beaucoup trop à l’action de la chaleur intérieure du globe.

Buffon suppose que la chaleur que le soleil envoie à la terre est assez petite ; et M. Fourier prouve qu’elle est immense b

analyse exacte, que l’augmentation de température dans le sens de la profondeur ne peut être produite par l’action prolongée des rayons du soleil. La chaleur émanée de cet astre s’est accumulée dans l’intérieur du globe ; mais le progrès a cessé presque entièrement, et, si l’accumulation continuait encore, on observerait l’accroissement dans un sens précisément contraire à celui que nous venons d’indiquer. » Fourier, /oc. cil., page 157.

1. « Les alternatives des saisons sont entretenues par une quantité immense de chaleur solaire qui oscille dans l’enveloppe

BuiTon suppose que la chaleur envoyée par le soleil ne serait pas seule suffisante pour maintenir la ; nature vivante : cependant elle suffit, car tout vit; et M. Fourier prouve qu’elle est la seule, ou presque la seule, qui agisse aujourd'hui sur la surface du globe.

Buffon prétend que «les émanations de l’intérieur de la terre à la surface ont un degré de chaleur très réel et très sensible1 ; » et M. Fourier prouve que cela n’est pas : « La chaleur primitive du globe ne cause plus, dit-il, d’effet sensible à la surface2. »

Enfin, Buffon nous effraie par le refroidissement prodigieux dont il menace le globe3; et M^Fourier nous rassure : «La température de la surface du globe ne surpasse pas, dit-il, d’un trentième de

terrestre, passant au-dessous de la surface durant six mois, et retournant de la terre dans l’air pendant l’autre moitié de l’année. » Fourier, loc. cil., page 105.

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