II. — Espèces perdues
L’idée des espèces perdues, la plus belle idée du siècle en histoire naturelle, est dansBuffon : et
1. « ... Il nous suffit... qu’on reconnaisse celte chaleur intérieure de la terre comme un fait réel et général , duquel , comme des autres faits généraux de la nature, on doit déduire les eftVts particuliers. » (Tome V, page 11, Suppléments).
2. Recherches sur quelques-unes des révolutions de la surjace
Buffon l’a eue dès le temps où il écrivait sa Théorie de la terre .
« Il peut se faire, disait-il alors, qu’il y ait eu de certains animaux dont l’espèce a péri : ces coquillages1 pourraient être du nombre; les os fossiles extraordinaires qu’on trouve en Sibérie, au Canada, en Irlande et dans plusieurs autres endroits, semblent confirmer cette conjecture, car jusqu’ici on ne connaît pas d’animal à qui on puisse attribuer ces os qui, pour la plupart, sont d’une grandeur et d’une grosseur démesurées2. »
« Tout semble démontrer, dit-il, dans ses Époques de la nature, qu’il y a eu des espèces perdues, c’est-à-dire des animaux qui ont autrefois existé, et qui n’existent plus3... »