‹ Histoire des travaux et des idées de BuffonChapitre 206 sur 236 · Séances des écoles normales , etc., tome 1, page · texte numérisé non relu

Séances des écoles normales , etc., tome 1, page

4. Nouveaux mélanges , extraits des manuscrits de madame Necker, tome 11, page 294.

Au moment où parurent les premiers volumes du grand ouvrage de Buffon , Réaumur tenait le sceptre de l’histoire naturelle. Réaumur excellait par le don d’observer, comme Buffon par la force de la pensée. Ces deux hommes célèbres, parcourant la même carrière, se traitèrent bientôt en rivaux. Et, ce qui est curieux, c’est la nature des reproches qu’ils se font l’un à l’autre. Réaumur reproche à Buffon de trop raisonner , et Buffon reproche à Réaumur de trop observer : a On admire toujours d’autant plus, lui dit-il, qu’on observe davantage et qu’on raisonne moins ‘. »

On a beaucoup écrit sur Buffon. Voici une opinion de Montesquieu, que je ne cite que parce qu’elle est de Montesquieu. « M. de Buffon vient de publier trois volumes qui seront suivis de douze autres : les trois premiers contiennent des idées générales... M. de Buffon a, parmi les savants de ce pays-ci, un très grand nombre d’ennemis; et la voix prépondérante des savants emportera, à ce que je crois, la balance pour bien du temps : pour moi, qui y trouve de belles choses, j’attendrai avec tranquillité et modestie la décision des savants étrangers; je n’ai pourtant vu personne à qui je n’aie entendu dire qu'il y avait beaucoup d’utilité à le lire 2. »

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