Le tires t familières. ( Lettre à Monseigneur Cerati
REVUE DES EDITIONS
J’ai parlé, dans un autre chapitre, du petit démêlé de Bufïon avec Voltaire, au sujet des coquilles fossiles. Ce petit démêlé s’apaisa bientôt ; et l’on peut dire que chacun des deux personnages le finit à sa manière, Buffon par cette belle phrase que nous avons vue \ et Voltaire par un mot plaisant : «Je ne veux pas, dit-il, rester brouillé avec M. de Buffon pour des coquilles. »
Voltaire reproche au style de Bufïon trop de pompe. On commit ce vers :
Dans un style ampoulé parlez-nous de physique.
11 dit ailleurs : «Ce morceau, dérobé à la poésie, semble être de Massillon ou de Fénelon, qui se permirent si souvent d’être poètes en prose1 2. » D’Alembert, qui presque toujours outre Voltaire, ne voulait pas qu’on lui parlât du style de Buffon : « Je ne donnerais pas, disait-il, une obole du style de M. de Buffon3. » Heureusement pour d’Alembert, de pareils mots ne sont pas sérieux. Il faut convenir, d’ailleurs, qu’un homme aussi