‹ Histoire des travaux et des idées de BuffonChapitre 207 sur 236 · Le tires t familières. ( Lettre à Monseigneur Cerati · texte numérisé non relu

Le tires t familières. ( Lettre à Monseigneur Cerati

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J’ai parlé, dans un autre chapitre, du petit démêlé de Bufïon avec Voltaire, au sujet des coquilles fossiles. Ce petit démêlé s’apaisa bientôt ; et l’on peut dire que chacun des deux personnages le finit à sa manière, Buffon par cette belle phrase que nous avons vue \ et Voltaire par un mot plaisant : «Je ne veux pas, dit-il, rester brouillé avec M. de Buffon pour des coquilles. »

Voltaire reproche au style de Bufïon trop de pompe. On commit ce vers :

Dans un style ampoulé parlez-nous de physique.

11 dit ailleurs : «Ce morceau, dérobé à la poésie, semble être de Massillon ou de Fénelon, qui se permirent si souvent d’être poètes en prose1 2. » D’Alembert, qui presque toujours outre Voltaire, ne voulait pas qu’on lui parlât du style de Buffon : « Je ne donnerais pas, disait-il, une obole du style de M. de Buffon3. » Heureusement pour d’Alembert, de pareils mots ne sont pas sérieux. Il faut convenir, d’ailleurs, qu’un homme aussi

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