‹ Histoire des travaux et des idées de BuffonChapitre 227 sur 236 · A M. LE PRÉSIDENT BOUHIER, A DIJON · texte numérisé non relu

A M. LE PRÉSIDENT BOUHIER, A DIJON

Je viens, monsieur, d’apprendre avec une grande joie le mariage de mademoiselle votre fille. Je vous suis trop attaché et à tout ce qui vous touche , monsieur, pour ne pas prendre une très grande part à cette heureuse nouvelle. Permettez-moi donc de vous en faire mon compliment, et de vous offrir en môme temps mes sentiments et mes vœux. J’ai reçu la lettre dont vous m’avez honoré, monsieur, et M. l’abbé Le Blanc m’a lu celle où vous avez la bonté de vous souvenir de moi. Je lirai votre nouvel ouvrage, monsieur, avec cette ardeur que je me sens pour toutes les excellentes choses; mais j’ai bien peur que cette matière ne soit bien éloignée de toutes celles que je pourrais lire avec quelque connaissance. J’admire, je vous l’avoue, votre fécondité, et, sans compliments, je ne puis m’étonner assez du grand nombre de bonnes choses que vous nous donnez, quoique je sache à merveille que vous nous en cachez en-

1 Ces deux lettres au président Bouhier sont tirées, ainsi que les trois lettres à M. de. Pâmes, des Manuscrits de la Bibliothèque Royale.

LETTRES DIVERSES

core davantage. Il paraît une nouvelle épître de Voltaire sur la philosophie de New ton, dédiée à madame Du Châtelet. C’est assurément un très beau morceau de poésie, mais qui déplaît en quelques endroits par des traits outrés contre Rousseau.

Permettez-moi, monsieur, d’assurer madame Bouhier et mademoiselle votre fille de mes respects très humbles. J’ai l’honneur d’être avec un dévouement entier, monsieur , votre très humble et très obéissant serviteur.

A Paris, le 23 décembre 1736, rue des Grands-Augustins.

LETTRE IIe.

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