‹ Histoire des travaux et des idées de BuffonChapitre 230 sur 236 · A M. DE VAINES · texte numérisé non relu

A M. DE VAINES

La lettre, monsieur, que vous avez eu la bonté d’écrire a mis en mouvement MM. des eaux et forêts, qui,

sans cela, seraient, demeurés dans l'inaction. Je crois donc qu’en conséquence M. de Marisy, grand-maître, ne tardera pas beaucoup à donner son avis, et je ne m’attends point du tout qu’il me soit favorable. Tous ces MM. des eaux et forêts ont le même langage; ils disent que c’est dépouiller leur juridiction, et qu’ils ne peuvent manquer de s’opposer à ma demande. Je m’y attends donc; mais avec cela j’attends tout des bontés de M. le contrôleur général et de la bonne volonté que vous m’avez témoignée. J’en ai déjà une profonde re • connaissance, et j’ai demandé à notre ami M. d’Angivi lier la liberté de vous faire un hommage, en vous envoyant mes ouvrages. Daignez les agréer comme une marque de la haute estime et du respectueux attachement avec lequel j’ai l’honneur d’être, monsieur, votre très humble et très obéissant serviteur,

Buffon.

Au Jardin du Roi, ce 19 janvier 1775.

LETTRE Ve.

AIJ MÊME.

Rien n’est plus flatteur pour moi, monsieur, que l’accueil que vous aviez fait d’avance a mon ouvrage, et la bonté que vous avez de ne pas regarder mon hommage comme un double emploi me touche sensiblement. Je mettrais volontiers dans mes titres l’application du beau passage de Cicéron que vous citez, si je ne craignais de me trop enorgueillir, et je ne l’adopte que comme une preuve de votre indulgence et une marque de votre estime. Je ferai tout ce qui dépendra de moi pour vous

marquer ma reconnaissance et pour mériter quelque part a votre amitié. C’est dans ces sentiments, et avec le plus respectueux attachement, que je suis et veux être, monsieur, votre très humble et très obéissant serviteur ,

Buffon.

Au Jardin du Roi, ce 23 janvier 1775.

LETTRE VIe.

Aü MÊME.

Qu’on serait heureux, monsieur, quand on a le petit malheur d’être auteur, si l’on ne donnait ses livres qu’k des gens qui savent en juger, je ne dis pas comme vous, monsieur , dont le discernement est excellent , mais comme je voudrais au moins être jugé, avec justice et bonne foi ; et cependant rien n’est si rare ; je ne vois que des éloges outrés ou des critiques injustes, et quoique votre lettre soit trop flatteuse, comme vous tirez du fond des choses tout ce qu’elle contient d’éloges, je vous en fais mes très sincères remercîments , en attendant que j’aie l’honneur de vous voir cet automne, et de vous donner le cinquième volume de supplément que vous trouverez peut-être plus intéressant que le quatrième.

J’ai l’honneur d’être avec un respectueux attachement, monsieur, votre très humble et très obéissant serviteur,

Büffon,

Alontbar, ce 10 septembre 1778,

oo

LETTRE VIIe1.

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