Tome IV, page
DES BETES
Ldi
nique et assez imparfait qui se trouve souvent dans la nature, et que Ton remarque même dans ses productions les plus brutes... Qu’on remplisse un vaisseau de pois ou plutôt de quelque autre graine cylindrique, et qu’on le ferme exactement après y avoir versé autant d’eau que les intervalles qui restent entre ces graines peuvent en recevoir; qu’on fasse bouillir cette eau, tous ces cylindres deviendront des colonnes à six pans. On en voit clairement la raison, qui est purement mécanique : chaque graine, dont la figure est cylindrique, tend par son renflement à occuper le plus d’espace possible dans un espace donné ; elles deviennent donc toutes nécessairement hexagones par la compression réciproque1 . »
Comment BufTon peut-il s’en tenir à des idées aussi vagues ? Comment peut-il comparer le travail de l’abeille, ce travail si délicat, si parfait, si savant ( quoique d’une science que l’animal ne sait pas), à la simple compression d’un pois patun autre pois ? Et, d’ailleurs, quand même la compression réciproque expliquerait les cellules des abeilles, en serait-on plus avancé ? Combien d’autres industries, non moins admirables, \& compression réciproque n’expliquerait pas ! Le nid de l’oiseau, la cabane du castor, le cocon du ver à soie,