V. — Instinct des animaux
C’est ail sujet de ce mécanisme exclusif Buffon que M. Cuvier a dit : «Buffon a eu le tort de vouloir substituer à l’instinct des animaux une sorte de mécanisme plus inintelligible peut-être que celui de Descartes *. »
La vraie philosophie est de suivre les faits. Les faits nous donnent les forces. Or, les faits, bien suivis, nous montrent, dans l’animal, des forces particulières, des forces propres, des forces qui ne sont ni dans le minéral, ni dans la plante ; et X instinct est une de ces forces.
L'instinct des animaux est une force propre, et d’une nature très particulière.
L'instinct est ce qui, dans la plupart des animaux, et pour la plupart de leurs actions, remplace l’intelligence.
L’homme lui-même fait certaines choses par instinct : l’enfant qui tette, tette par instinct ; c’est par instinct que l’oiseau se construit un nid.