‹ Histoire des trois premiers siécles de l'église Chrétienne (volume 2)Chapitre 116 sur 387 · ÉCLECTISME HÉRÉTIQUE DE CALLISTE · texte numérisé non relu

ÉCLECTISME HÉRÉTIQUE DE CALLISTE

Praxéas. Cette attitude équivoque ne Tempêcliait pas d'accuser les chrétiens qui, comme Hippolyte, étaient demeurés fidèles à la grande tradition de l'Eglise d'adorer deux dieux et d'être ditliéistes ' .

Callistc essaya plus tard de remanier quelque peu la doctrine de Noétus dans la forme; il en conservait les idées essentielles en les mélangeant avec celles de Praxéas et de Sabellius. D'après lui, le premier principe s'appelle le Verbe, et il se manifeste tantôt comme Père, tantôt comme Fils, tantôt comme Esprit. L'univers entier est rempli de l'Esprit divin. Cet Esprit, qui est identique au Père, s'est incarné dans le sein de la Vierge. Aussi Jésus pouvait-il dire, à bon droit : « jNe crois-tu pas que je suis dans le Père, et que le Père est en moi? » L'Esprit, invisible dans la personne de Jésus-Christ, est le Père ; l'humanité visible est le Fils. IVous n'avons donc (ju'un seul Dieu, et nous échappons à toute dualité. Le Christ n'est qu'un seul Dieu, une seule personne ; sa chair a été divinisée par l'union avec l'éiément divin, et le Père, par son union avec la chair, a sympathisé à ses souffrances sur la croix. C'est ainsi que Calliste, dans la phase hérétique de sa carrière, a pratiqué un véritable éclectisme et a cherché à combiner tous les éléments du monarchisme -. Il n'a pas fondé d'école, au sens propre du mot, mais simplement une faction, un parti, au sein duquel les intrigues l'emportaient sur les idées. On y re-

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