‹ Histoire des trois premiers siécles de l'église Chrétienne (volume 2)Chapitre 119 sur 387 · TENDANCE PANTHÉISTE DE SABELLIUS · texte numérisé non relu

TENDANCE PANTHÉISTE DE SABELLIUS

Eemarquons, en terminant ce chapitre, que l'unitariauisme a suivi la même marche que l'ébionitisme, et qu'il n'a pas davantage été capable de s'en tenir à un déisme abstrait. Le besoin de posséder an Dieu vivant est si profond et si ardent dans l'âme humaine, que quand elle ne trouve dans le ciel qu'une divinité lointaine qui n'est qu'une froide idée, elle tombe infailliblement, ou plutôt elle se précipite d'instinct dans un panthéisme plus ou moins subtil ou plus ou moins grossier. Cet entraînement est particulièrement irrésistible, alors que le courant général de la philosophie régnante est dans cette direction comme au siècle du néo-platonisme et du gnosticisme. En définitive, l'hérésie la plus dangereuse pour la théologie chrétienne, à cette époque, fut la spéculation naturaHste, héritière du paganisme an tique.

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