‹ Histoire des trois premiers siécles de l'église Chrétienne (volume 2)Chapitre 14 sur 387 · TOUT EST DANS LE GERME PRIMITIF · texte numérisé non relu

TOUT EST DANS LE GERME PRIMITIF

en fournit saint Hippolyte, elle concorde parfaitement avec le témoignage de Clément d'Alexandrie.

Eien n'est plus abstrait que le premier principe de Basilidès, il faut le chercher par delà tous les mondes et tous les êtres, avant toute distinction des choses et des temps; on ne peut pas même dire qu'il est; car l'être ne saurait se dégager de tout attribut, de toute qualification appréciable ; il est comme s'il n'était pas', ce n'est pas un abîme silencieux, c'est un pur néant. Dans le vide immense retentit une parole ; d'où venait-elle? qui la prononçait? Nul ne le saura jamais. De même que dans la Bible un mot fit jaillir la lumière , ce verbe sans cause fit apparaître le germe infini des choses. Dans ce germe est enfoui l'univers avec toutes ses beautés, toutes ses harmonies, comme un petit œuf enferme le brillant plumage du paon -. Ainsi nous n'avons ni une émanation ni une organisation d'une matière éternelle, mais une sorte de création ; seulement c'est une création sans créateur ; l'esprit ne précède pas la matière, il sort avec elle du même néant; il n'arrivera à sa réalisation que par une évolution qui le produira en réalité. C'est dire qu'il n'est pas reconnu dans son caractère spécial. Peu importe que le principe premier ait été volatilisé jusqu'à l'abstraction pure, il cache en lui le germe du monde, et ce germe est sa propre essence, puisque c'est par son développement qu'il arrivera à l'existence , à la réalité. Le cercle de fer du dualisme a beau

1 'Hv cAcoç cjcÈ h. (Phil., VII, 20.) Oij>^ wv 6£6;, ïr.o''.r^ze y,57[;,5v cùy. cv-a £Ç cù/. ovtwv. [Id., 21.) * Obvet wbv xoxi Taôivoç. {Id.)

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