CONSIDÉRATIONS GENERALES
§ I. — La foi univetrselle de l'Eglise au deuxième et au troisième siècle.
La théologie chrétienne nous présente dans cette période de piété intense et de lutte incessante le développement le plus riche et le plus varié. On peut parier de grandes écoles, non pas opposées les unes des autres, mais très-différentes, élaborant les données fondamentales de l'Evangile avec une entière liberté. Nul pouvoir central n'existe; les synodes sont des réunions accidentelles et tout officieuses. Plus l'Etat se montre intolérant envers l'Eglise , plus celle-ci maintient son indépendance morale ; car toujours aux prises avec la force brutale, elle ne peut jamais l'avoir pour complice, quand même elle serait tentée de proscrire i'er-