IL EST LE CENTRE DU CULTE
brée. Les Constitutions apostoliques vont plus loin ; elles règlent la journée comme la semaine et l'année, et chaque heure marque au cadran un souvenir évangélique *. Nous nous bornons à mentionner ces pratiques de l'ancienne Eglise, dont l'exposé complet ne doit pas être présenté d'une manière anticipée. Nous n'en tirons qu'une seule conséquence: c'est que l'adoration du Christ est à la base de la vie générale dans l'Eglise, et la marque tout entière de son sceau.
N'est-ce [as ce qui ressort également du cuite que nous ne voulons considérer, pour le moment, que dans ses traits les plus généraux? Où trouver une profession de foi plus claire que dans les deux grands sacrements de l'Eglise? Le baptême est l'enrôlement dans la milice sacrée; il remplace la circoncision et incorpore le néophyte au peuple de Dieu, au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit ; parfois même, toute la formule est réduite au seul nom de Christ, tant il est associé intimement aux deux autres noms. Le double acte du baptême, l'ensevelissement dans l'eau et la réapparition à la lumière, se rattache à la mort et à la résurrection du Rédempteur ; aussi ne peut-on l'administrer sans confesser l'Evangile tout entier. La communion, célébrée comme le grand mystère chrétien, est le Saint des Saints du culte. Qu'on parcoure tous les fragments liturgiques qui nous sont restés, on les verra pénétrés du sentiment de la rédemption par le sang de la croix et de l'adoration de la victime d'expiation. Il n'est pas possible, même à l'esprit
1 Constit. Eccl. Mgypt., canon 62. Dans les Analeda Anienirxna de Bunsen, vol. \\, p. 473.