LE MEME CREDO A LA FIN DU TROISIEME SIECLE
C'était un premier développement de la simple formule du baptême dont on s'était longtemps contenté. A la fin du troisième siècle, cette simple profession de foi s'était beaucoup surchargée, comme on peut s'en convaincre par le symbole contenu au septième livre des Constitutions apostoliques qui remonte à cette date. Il est ainsi conçu : « Je m'engage au Christ, et je suis baptisé dans la foi au Dieu unique, incréé, souverain, en Jésus-Christ, qui a créé et formé l'univers, et duquel procèdent toutes choses. Je crois au Seigneur Jésus , son Fils unique, le premier-né de toute création, engendré avant les siècles par le bon plaisir du Père, uon créé, par qui ont été faites toutes choses dans le ciel et sur la terre , les visibles et les invisibles; dans les derniers temps, il est descendu du ciel et a revêtu notre chair. Il est né de la sainte vierge Marie. 11 a vécu saintement dans le monde, conformément aux lois de son Dieu et Père. Il a été crucifié sous Ponce-Pilate; il est mort pour nous, et après sa passion, il est ressuscité pour nous le troisième jour, et il est remonté au ciel où il est assis à la droite du Père. Il en reviendra avec gloire à la consommation du siècle pour juger les vivants et les morts, et son règne n'aura pas de fin. Je suis baptisé dans le Saint-Esprit, qui est le Paraclet, qui a agi depuis le commencement du monde dans tous les saints, qui ensuite a été envoyé aux apôtres selon la promesse de noire Seigneur Jésus-Christ, et après les apôtres à tous ceux qui croient, au nom de la sainte Eglise, la résurrection de la chair, la rémission des péchés, le règne des cieux et la vie éternelle ^ »
> Constit. Apost., 1. VII, 41,