‹ Histoire des trois premiers siécles de l'église Chrétienne (volume 2)Chapitre 17 sur 387 · LA DEUXIEME ESSENCE ASPIRE A L'ABSOLU · texte numérisé non relu

LA DEUXIEME ESSENCE ASPIRE A L'ABSOLU

pytliagorisme, soit ii la symbolique des prophètes. Elle est désignée sous le nom (ÏOgdoade. Là règne le grand Archange ou Archôn, qui est sorti du germe primitif pour représenter ce degré de l'être et pour présider à cette portion de l'univers \ Il n'est point l'ennemi de l'absolu comme le Démiurge envieux et mauvais que nous rencontrerons dans d'autres écoles ; il remplit sa mission en conservant sa limite. Seulement il ignore ce qui est au-dessus du firmament et il se prend pour le premier principe ; il a tiré de lui-même un fils qui n'est pas simplement son image, car il est plus beau, plus lumineux que lui. Telle est VOgdoade supérieure. La seconde région est celle de YHebdomade. C'est le monde sublunaire qui a aussi au-dessus de lui une principauté^ un archôn. Cet archôn inférieur à celui de l'Ogdoade a également engendré uu fils plus beau, plus sage, plus lumineux que lui. Les Basilidiens divisaient tout l'univers visible en autant de mondes qu'il y a de jours dans l'année, et les mondes formaient ce qu'ils appelaient Vabrasaks, bizarre assemblage de lettres chiffrées qui exprimaient le nombre de 366. Au-dessous de l'Hebdomade s'étend la sombre région de la vie désordonnée où domine la matière.

Le germe primitif n'est pas épuisé par ces deux essences dont l'une vole droit à l'absolu et dont l'autre ne l'atteint jamais. Il contient encore une troisième essence qui doit se dégager de la deuxième et qui est destinée à rejoindre l'absolu, mais au travers du monde visible et

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