SEULE LA TROISIÈME ESSENCE LE HEJOINI
inférieur dans lequel elle est tout d'abordretenue captive. Elle doit par l'énergie de son aspiration briser ses liens et dépasser jusqu'à la borne brillante qui sépare l'univers visible de la région suprême. C'est qu'elle est faite pour éprouver dans toute son intensité l'attraction del'absolu . De même que certaines substances, comme le naphte indien, allument le feu à de grandes distances, de même cette attraction souveraine s'exerce jusque dans les derniers degrés de l'existence sur les êtres qui en sont susceptibles. Ainsi s'opère la crise décisive de séparation entre les éléments; ainsi disparaît la confusion primitive. De là le rôle prédominant de cette troisième essence, qui est destinée à recevoir et à opérer le bien *. Elle le reçoit en étant délivrée de ce qui l'entrave et elle l'opère eu étant l'instrument principal de la séparation d'où procède l'harmonie. En réalité c'est elle qui achève l'évolution de la création, puisque la création n'est pas autre chose que l'organisation du chaos primordial. Basilidès rattachait étroitement au christiarisme la manifestation de la troisième esssence. L'ancienne alliance appartenait aux deux premiers archôns. L'archôn de VOgdoade avait régné seul jusqu'à Moïse ^. Puis l'archôn de VHebdomade était apparu dans le buisson ardent au législateur des Hébreux et il avait suscité les prophètes. Cette période était un temps d'iraper-
» AeiTCSxa'. cï h ty^ TcavsTuîpixîa y) uîcirr^ç q Tp'.Ti] ri -/.aTaXsXeii;.- [iÀrCj £'j£pYî"îTv vm s'jspYîxsT'Oa'.. [Phil., VII^ 25.)
2 Basilidès lui applique le mot de saint Paul : Le péché a régné cV Adam jusqu'à Moïse, en prenant le mot qxapTÎa dans le sens à'ignorance, parce que Varchôn ignore ce qui est au-dessus de lui. (Rom. V, 14.)