‹ Histoire des trois premiers siécles de l'église Chrétienne (volume 2)Chapitre 179 sur 387 · L'HOMME APPELÉ A LA DIVINITÉ · texte numérisé non relu

L'HOMME APPELÉ A LA DIVINITÉ

La Lettre à Diognète affirme en termes explicites que le Yerbe n'est ni un ange, ni un des êtres qui gouvernent les choses terrestres ou auxquels est confiée l'administration des choses célestes, mais qu'il est le Créateur du ciel et de la terre '. Le Verbe est ainsi distinct de toute créature. L'auteur ne va pas plus loin dans l'ontologie divine, et même il semble confondre la deuxième et la troisième personne de la Trinité dans le passage que nous avons cité sur la résidence du Verbe dans le cœur humain. Le Fils connaissait le dessein du Père de sauver le monde ; il lui était uni dans le mystère de l'amour éternel. Si, comme nous l'avons vu, la Lettre à Diognète rejette toute la culture antique ^ans y reconnaître un seul éclair de vérité, ce n'est pas qu'elle établisse une opposition radicale entre la nature humaine et la nature divine. Non, l'homme est un être divin qui, par l'amour, participe tellement au caractère de son Créateur, qu'il devient Dieu ; tout bienfaiteur est vraiment le Dieu de ceux qu'il a comblés*. La foi est l'œil intérieur qui voit Dieu. La liberté morale est formulée avec éloquence contre le fatalisme gnostique. « Le Fils n'a pas été envoyé comme on pourrait le penser pour exercer la tyrannie et répandre la terreur. Non certes, il est venu dans la clémence et la douceur. Dieu l'a envoyé comme un roi qui envoie son fils, roi lui-même, car il l'a envoyé comme un Dieu auprès des hommes, pour sauver, pour persuader et non pas pour

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